11/05/2007

Nuits Botanique 10/05 : Loney Dear, Basia Bulat, Patrick Watson

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Nuits Botanique 10/05 : Loney Dear, Basia Bulat, Patrick Watson

 

C’est la petite et charmante salle de la Rotonde qui m’avait donné rendez-vous en ce jeudi soir pour une soirée découverte.

 

20h. C’est la canadienne Basia Bulat qui a la dure tâche d’ouvrir la soirée devant un public, clairsemé et allongé, d’à peine une dizaine de personne.

 

Pour son premier album « Oh, my darling », enregistré par Howard Bilerman, Basia Bulat propose avec sa voix envoûtante un judicieux mélange de folk et de mélodies acoustiques.

 

Malgré le peu de personnes présentes, une jolie ambiance ne tarde pas à s’installer. Nous avons devons nous une jeune demoiselle radieuse et toute émerveillée de jouer dans un si bel endroit. Elle est accompagnée d’une harpe un peu particulière, de sa guitare et de 5 autres musiciens, chacun jouant un instrument différent. . Les morceaux s’enchaînent, passant de la douce balade folk à un son plus puissant, mélangeant guitares, violons et batterie et dégageant une certaine énergie.

Un très chouette moment durant lequel Basia s’exprime dans un français presque parfait. Un peu de calme et de douceur dans son monde de brut, ça ne peut pas faire de mal Et quand après un peu plus d’une demi heure, la fin se fait sentir, elle nous exprime avec émotion ses remerciements et sa joie d’être à Bruxelles pour la première fois ce soir. Une demoiselle extrêmement attachante et ce, encore plus après la rencontre d’après concert. De très beaux souvenirs, de jolies paroles échangées et un magnifique Cd dédicacé pour fiston.

 

Restons sur le continent américain avec le deuxième groupe de la soirée, les américains de  Patrick Watson.

 

Réalisé entre Montréal, New York et Helsinky, et mixé entre autres par Amon Tobin, “Close to Paradise” est le nouvel album de Patrick Watson, figure montante de la scène anglophone montréalaise. Le quatuor, qui porte le nom de son chanteur et parolier, se nourrit d’influences complexes et variées (Eric Satie, Pink Floyd, Nick Drake) pour faire naître une pop planante et onirique. La délicatesse du piano, la force narrative du chant ainsi qu’une orchestration enivrante contribuent à créer une atmosphère particulière, à la fois intime et inquiétante.

 

Nous avons ici à faire avec un habitué puisque c’est déjà la troisième fois pour lui qu’il joue au Botanique. Surprise, il s’exprime aussi en français ! Décidément, les francophones sont gâtés ce soir. Ce qui marque directement lors de son premier morceau, c’est la voix de Patrick, extrêmement proche de celle de Chris Martin, le chanteur de Cold Play. Quant aux morceaux, ils sont agréables, surtout quand Patrick passe derrière son synthé. Les morceaux sont sympathiques et planants mais n’arrivent pourtant pas à décoller, ce qui donne au final un concert agréable certes, mais assez lassant. Pour le dernier morceau, le groupe éteint les micros et amène ses instruments pour jouer au milieu du public. Superbe moment.

 

22h. La tête d’affiche de la soirée, c’est Loney, Dear.

 

Loney Dear est le projet d’Emil Svanängen, multi-instrumentiste et expert en enregistrement maison. Ce dernier a en effet déjà quatre albums à son actif, tous enregistrés dans son appartement et distribués par ses propres moyens. Le dernier en date, intitulé “Loney, Noir”, vient d’être réédité par le label américain Sub Pop. Qualifié “d’Arcade Fire boréal” par Libération, le jeune Suédois délivre des compositions pop folk aériennes et chaleureuses, qui naviguent entre allégresse et mélancolie.

J’avais pu lire dans une interview donnée aux inrocks que Loney Dear n’aimait pas spécialement la scène. « Je ne suis pas si heureux que cela. C’est tellement une longue tournée. Je préférerais être à la maison, boire du café et enregistrer ma musique… Bien sur, c’est bien d’avoir une telle opportunité, tous les groupes en passent par là, je sais que ça va être bien mais je préférerais rester chez moi. Composer et enregistrer de la musique, voila ce que j’aime. » Et c’est ce qui ressort de sa prestation, Loney Dear n’est pas taillé pour la scène. Sa voix et ses morceaux pop sont excellents mais l’émotion et le contact passent difficilement. Loney Dear s’en tient à jouer ses morceaux, point. Comparé à d’autres de ses compatriotes suédois, Loney Dear fait figure d’iceman. Cependant, c’est un très bon moment et sur scène tout comme sur Cd, les morceaux et les mélodies de Loney Dear sont accrocheurs, excellents et ne laissent pas indifférents. C’est ainsi que c’est avec plaisir que je retrouve ses plus beaux morceaux comme ‘Saturday Waits’ ou ‘The City The Airport’. Ne nous emballons cependant pas, Loney Dear est loin de pouvoir être qualifié « d’Arcade Fire boréal »…

 

Au final, à quelques mètres du concert de Justice ou d’Anaïs, c’était une soirée calme et très agréable à la Rotonde. La rencontre avec Basia Bulat restera un des moments forts, vraiment très touchante et charmante.

La Rotonde est bien loin d’être remplie, ce qui nous a laissé l’occasion de rester assis pour assister et apprécier ses trois prestations.

 

Il ne me reste plus qu’à remercier fiston pour l’accompagnement et à donner rendez vous avec le Bota dès ce soir avec La Nuit Belge.

Commentaires

ah bien voila, maintenant c'est assez long.

Écrit par : gauthier | 11/05/2007

1 semaine déjà que j'étais assis devant Loney Dear. Et alors que sur le moment, je n'ai pas plus profiter que ça, plus je le découvre, plus je l'écoute, plus je découvre un artiste extraordinaire et des pop songs hors du commun. On en reparlera! Mais si je peux vous en conseiller ce sera "Ignorant Boy, Beautiful Girl" "The City, The Airport" et " Saturday Waits"

Souvenirs souvenirs

Écrit par : ToX | 17/05/2007

Car days

A prononcer comme une vache le ferait si elle savait parler.

Écrit par : Hubert | 18/05/2007

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