01/05/2007

Nuits Botanique 30/04 : Abd Al Malik, Keren Ann

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Lundi 30 Avril, un peu plus de 19h, direction le Cirque Royal.

Au programme de ce soir, le coup d’envoi de l’édition 2007 des Nuits Botanique. Et pour inaugurer cette soirée, outre le gratin des peoples belges et des gens huppés, Karen Ann et Abd Al Malik.

C’était pour moi une première, découvrir le Cirque Royal. Un lieu impressionnant par son agencement et ses dimensions. On est ici bien loin de la Rotonde ou de l’Orangerie… et cela au niveau du prix aussi, ce qui se ressent nettement en jetant un œil comparatif sur le public. J’abandonne ma place VIP dans le parterre pour rejoindre ma grande sœur sur les balcons. Il y règne une chaleur insupportable et pour couronner le tout, il ne manquait plus que d’avoir à mes côtés un énergumène, reniflant sans arrêt… bon appétit bien sûr…

 

Qu’importe, il est 20h, la sonnerie retentit et c’est le concert de Keren Ann qui a pour tâche d’ouvrir les hostilités.

 

Keren Ann a toujours réservé au Botanique la primeur de ses projets. Après «Nolita» en 2004 autour duquel les Nuits Botanique et le Printemps de Bourges avaient proposé une création avec le Mons Orchestra, Keren Ann fait à nouveau l’actualité en avril 2007 avec la sortie de «Keren Ann» qu’elle nous présentera en exclusivité.

 

Honte à moi (peut être, peut être pas), je ne connaissais pas Keren Ann. C’était donc une découverte totale aussi bien pour le personnage et son univers, que pour ses compositions. Heureusement, la tâche m’est rendue plus facile puisqu’en face de nous, il n’y a pas de personnage à découvrir. En face de nous, une demoiselle s’exprimant dans la langue de Molière mais qui pourtant s’en tient à un seul mot « merci ». Bien peu charismatique. Concernant son univers musical, il est simple, pur, acoustique, folk et rapidement émouvant. Keren était venu pour nous faire chialer, un point c’est tout. Et surtout pas pour communiquer. Le tout est long et assez ennuyeux, la chaleur et la place en balcon n’aidant pas à l’immersion…

 

Qu’importe, en ce 30 avril, j’étais surtout venu pour voir la prestation d’Abd Al Malik.

 

Abd Al Malik a foulé les scènes de nos soirées slam organisées en 2005 et 2006 avec nos partenaires de Lézarts Urbains. Il a confié à notre public en décembre dernier lors d’un des meilleurs concerts de l’année que c’est lors de ces soirées slam qu’il a décidé de sortir son majestueux «Gibraltar». Disque qui fut encore récemment récompensé du prix Constantin à Paris (c’était Cali, l’an dernier). Keren Ann avait aussi soufflé une mélodie magique sur une des plages de l’album…

 

Adb Al Malik, ce rappeur français, m’était déjà un peu plus familier. Tout a commencé dans les derniers mois de 2006, quand mon coloc français préféré me parle de ce rappeur, de son histoire, de son parcours, de sa musique. Je m’y intéresse et prête attentivement mon oreille à l’écoute de ces textes. N’étant pourtant pas fan de ce style musical, j’y adhère et y retrouve un côté très plaisant, une intelligence, des textes très bien écrits et un univers bien construit. De l’eau coule sous les ponts et Abd Al Malik continue son petit bonhomme de chemin, il remporte le prix Constantin et réalise une prestation remarquée et remarquable aux Victoires de la Musique.

C’était donc avec plaisir et une certaine impatience que je m’apprêtais à découvrir cet artiste sur scène.

21h40. Le show peut commencer. Place tout d'abord aux musiciens qui l’entourent. Percussions, claviers, contre basse et console viennnent donner de la vie aux textes d’Abd Al Malik. Dès les premières notes, le public se montre tout acquis à la cause de l’artiste, et celui-ci le rend bien. Il se montre attentif et ému. Contrairement à Karen Ann, il communique, nous regarde, nous remercie. Ça fait du bien de se sentir aimé et respecté en tant que public. Et le public lui rend de la plus belle façon qu’il soit. Les morceaux prennent une ampleur supplémentaire sur scène, Abd Al Malik vit ses morceaux et nous le communique à la fois dans son occupation de l’espace, dans ses démarches et dans sa prose. Soldat de plomb, 12 septembre 2001, l’incontournable Gibraltar, un rap improvisé (ou pas) et une reprise de Jacques Brel, tout y passe. Et c’est délicieux. On se régale devant ces textes, cette musique, cette prestation et cette communion avec le public. Un très bon moment d’une petite heure, pas le temps d’être déçu, ni de lui, ni de sa prestation. Abd Al Malik confirme tout le bien que je pensais de lui.

 

C’est ainsi que se clôture, pour moi, d’une très belle manière, cette soirée d’ouverture des Nuits Botanique 2007.

Le prochain rendez vous avec le Cirque Royal, ce sera avec Cat Power ce mercredi 2 mai.

 

Du côté des rencontres pipole, on soulignera la présence de Vincent leader de Mud Flow, aperçu dans les couloirs, ainsi que la présence notre charmante ministre Laurette Onkelinx à quelques centimètre de mon siège. Quand je vous disais que c’était le rendez vous des gens huppés… ou pas…

 

Cependant, reste cette impression qui laisse songeur, alors que d’un côté Abd Al Malik souligne la Belgique comme étant un arc-en-ciel, de l’autre, dans le public, une seule couleur de cet arc-en-ciel semble présente…

 

 

Commentaires

Effectivement... Keren Ann... zzzzz... dodo...

Abd al Malik, pas mon genre de musique mais je suis conquise! <3

:)

Écrit par : Catherine | 05/05/2007

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