08/03/2007

Chers consommateurs,

Cette semaine sur le campus, c’était distribution gratuite du Vif l’Express de la semaine. Profitons de l’occasion,  pour vous faire découvrir sur ToX ce petit billet de la page 99.

 

J’ai trouvé celui-ci à la fois juste et marrant et puis aussi un peu en rapport avec cette anecdote, la semaine dernière j’ai bu une bouteille de lait périmée depuis une vingtaine de jours ce qui m’a rendu un peu malade (machin bazar), qui s’insère aisément dans le sujet.

 

La lettre de Marc Oschinsky

 

Chers consommateurs,

 

Surtout, ne m’appelez pas le 9 mars 2007, à 17h34. Je serais trop occupé pour vous répondre. Car, la 9 mars 2007, à 17h34, j’ouvrirai mon frigo pour regarder fixement le contenu d’un carton de soupe aux champignons sauvages. Ce sera l’occasion unique d’assister à un spectacle dont tout le monde a entendu parler, mais que bien peu ont eu la chance de voir de leurs propres yeux : le passage de la ligne invisible qui sépare un aliment propre à la consommation d’un produit potentiellement dangereux. Cette ligne, baptisée « à consommer avant » ou « date limite de fraîcheur », qui est aux produits de consommations courantes ce que l’Apocalypse est à la Bible.

 

Vous avez déjà réfléchi à ce mystère impénétrable, à ce passage vers le côté obscur de la Force ? Comment un pot de yaourt bien sous tous les rapports se transforme-t-il en tueur potentiel ? Jusqu’à présent, cette mutation était difficile à apercevoir, puisque, si on savait à quelle date elle se produisait, on ignorait à quelle heure. Heureusement, sur mon carton, la date de fraîcheur a été remplacée par l’heure et la minute limites. Et ça, on dira ce qu’on voudra, mais c’est un progrès sans lequel on se demande comment on a fait pour vivre.

 

Le 9 mars, à 17h34 tapantes, les champignons, fidèles à leur réputation de sauvages, vont-ils se mettre à danser comme des fous en hurlant : «  On est sau-vés ! On ne sera pas man-gés ! », tout en ouvrant la porte à d’autres champignons, plus petits, qui vont se dépêcher (ils n’ont qu’une minute !) de recouvrir la soupe d’une substance verdâtre ? A 17h34 et 30 secondes, le potage va-t-il entrer en éruption, tel un Etna égaré dans le bac à légumes ? C’est promis, je vous raconterai tout ce que j’ai vu.

 

En revanche, je crains ne plus être en état de vous révéler les modifications que le passage de la date limite de fraîcheur fera subir à cette bouteille de bière que j’ai rapportée des Pays-Bas. Il faut dire que, quand j’ai lu l’étiquette, je n’en ai pas cru mes yeux : « A consommer avant : mars 2117 ». Savoir que cette bouteille qui me nargue sur la table à découvert de la (quasi) immortalité a de quoi rendre un peu jaloux. Surtout que c’est une bière hollandaise qui n’arrive pas à la cheville de nos bonnes bières artisanales à la conservation bien plus limitée, nouvelle illustration que ce sont toujours les meilleurs qui s’en vont les premiers.

 

Et ça, ce n’est pas Maurice Papon, mort à 96 ans, qui dira le contraire…

 

 

 

STA70931


 

Rien à voir avec le texte… quoique… on y retrouve le mot bière, cette photo qui fallait bien que je poste. Il y a un chemin à suivre, qui aboutit sur un penne de la Solvay Business School… enterré comme on dit :-D

Fiston, je te dédicace cette photo.

14:50 Écrit par ToX dans Culture & Société | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | |

Commentaires

Mais quelle belle penne on a là. Avec encore la chaîne avec...
Thomas, j'ai toujours pas compris où était le chemin, moi!
Je repasserai...

Écrit par : fiston | 08/03/2007

la claaaaaaaaasse cette photo par contre le chemin, il faut le faire avant ou après avoir bu les bières... pcq pour une belle penne Solvay je suis prete a tout et ce n'est pas peu dire :p

Écrit par : marguerite | 09/03/2007

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