01.04.2010
Chokebore – CIAO L.A.

Retour au millénaire précédent et plus précisément aux débuts des années 90. A l’époque, sur mon lecteur cassette Fisher Price, je devais écouter en boucle les œuvres d’Henry Dès, de Christian Merveille ou de Chantal Goya. Quelques années plus tard, je passais aux Boys Band : les World Aparts, les 2BE3 et autres Backstreet Boys. Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, se formait le groupe Chokebore. Quatre hawaïens qui sortirent six albums entre 1993 et 2003, date à laquelle ils décidèrent de se séparer. Ils ont, entre autres, fait parler d’eux pour avoir assurer les premières de Nirvana. Pour la petite histoire, Kurt Cobain n’hésitait d’ailleurs pas à les citer comme son groupe préféré.
Comme vous l’avez pu le constater, à l’époque, j’étais loin de tout ça et ce n’est que très récemment que je me suis mis à connaitre et à écouter Chokebore.
Tout à commencé il y a 1 an, lors de l’édition 2009 des Nuits Botanique. N’ayant pas vraiment de coup de cœur dans la programmation, je me rendis comme ça à quelques concerts. Je pense que j’avais choisi cette soirée à l’Orangerie car il y avait 4 groupes et qu’elle ne coutait pas très cher. Programme de la soirée : A Hawk & A Hacksaw + Troy Von Balthazar + Wild Beasts + Nervous Nellie.-Prix : quelque chose 10 ou 12€. Quelques années auparavant, pour la sortie de son premier album solo, je me souviens avoir beaucoup entendu parler de Troy Von Balthazar. J’ai d’ailleurs toujours en tête la couverture qu’il avait faite pour le magazine RifRaf. Pourtant, quelques jours avant le concert, je n’avais toujours eu l’occasion, ou plutôt, je n’avais jamais pris le temps d’écouter ce qu’il faisait. Que ce soit en CD ou en live, j’ai tout de suite été envouté et son concert reste l’un de mes meilleurs souvenirs live de ces dernières années. Tout comme son album « Troy Von Balthazar » d’ailleurs. Je me rappelle que lors du concert, il avait joué quelques morceaux de Chokebore, son groupe précédent, dont il était le leader…
Pourtant, j’ai laissé couler Chokebore pour entiérement me consacrer à l’œuvre de Troy Von Balthazar en solo. Ainsi si j’ai beaucoup écouté l’album de Troy Von Balthazar, je ne me suis jamais penché sur les nombreux albums de son ex-groupe, Chokebore.
Quelques mois plus tard, alors que j’avais plus ou moins oublié ce groupe, j’apprends qu’il se reforme pour une petite dizaine de concerts en France, en Allemagne, en République Tchèque et…en Belgique. Ce retour après 6 ans d’absence comblait les fans et leur concert parisien afficha rapidement complet. Mais du côté de leur date bruxelloise, bizarrement, rien ne bougeait. C’est ainsi que quelques jours avant le concert, vu le nombre de places qu’ils restaient, je ne résiste pas au fait de revoir Troy sur scène et je me laisse tenter par le retour de Chokebore. C’est à ce moment que je découvre enfin la discographie du groupe et j’y adhère instantanément.
En live, ils joueront une vingtaine de titres de leurs répertoires. Parmi ceux-ci, le morceau d’ouverture « Ciao L.A. ». Depuis, celui-ci ne me quitte plus. 2 minutes 42 d’un morceau superbement balancé, d’une efficacité rare. Deux guitares, une basse et une batterie, rien de superflu. Une puissance sonore extraordinaire en live comme sur CD. Ce moment a été très bien capté par easyoli. Voici ce que ça donnait :
Ciao L.A., les paroles :
I'm not here I'm looking out into the distance, I'm not here I'm looking back against the tour of "Black Black" { You can't make me stay, I am not like you are. I won't stay in L.A. and die inside my car } You're cut out from my memory. I thought that we'd never be but we're surrounded { } { } I'm not here I'm looking out into the distance. I'm not here I'm looking back against the tour of "Black Black"......
Ciao L.A., les explications:
A priori, les paroles peuvent apparaitre comme pas super intéressantes. Mais elles méritent tout de même quelques explications et quelques éclaircissements. Ciao L.A. était le morceau d’ouverture du cinquième album du groupe « It’s a Miracle » paru en 2002. L’album précédent n’était autre que « Black Black ». Ce premier morceau est en fait une référence à cet album précédent et à la tournée lors de laquelle Chokebore a défendu cet opus.
I'm not here I'm looking out into the distance, I'm not here I'm looking back against the tour of "Black Black"
20:32
Écrit par ToX
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28.03.2010
Phoenix @ Ancienne Belgique 27/03/2010
« How I Met Phoenix ? »
« Comment j’ai rencontré Phoenix ? »

Samedi 27 mars 2010. 23h. Bruxelles. Retour sur la journée extraordinaire que je viens de passer avec en prime, la recette pour rencontrer Phoenix en toute simplicité et sans dépenser un rond. Jusqu’en 2009, j’appréciais Phoenix même si je connaissais surtout le groupe pour ses plus grands succès au hit parade, à commencer par If I ever feel better. En 2009, avec la sortie de leur 4ième album studio « Wolgang Amadeus Phoenix », j’ai commencé à de plus en plus m’intéresser à ses français un peu particulier et à leur discographie déjà bien fournie. Et je dois bien avouer que cet album reste l’une des choses que j’ai le plus apprécié cette année. Ensuite, surtout, au mois de juin, j’ai enfin eu l’occasion de les découvrir pour la première fois en live. C’était à l’Orangerie du Botanique et ça reste un bon souvenir… bien que le résultat final fût un peu mitigé. Soit. Venons-en aux faits. Leur date de ce soir à l’Ancienne Belgique était complète depuis belle lurette et c’était tout simplement l’un des concerts les plus attendus de ce début 2010. Résultat des courses : des places qui s’arrachent à prix d’or au marché noir. Malgré tout, cela faisait quelques jours que je scrutais/squattais le forum de l’AB en essayant de trouver la bonne affaire à faire, des tickets en vente pas cher ! Puis, jeudi, j’ai eu cette info que je me suis empressé de publier chez Guismo. Ça donnait quelque chose comme ça : « Wow, je viens d'apprendre qu'en marge de leur concert complet à l'AB, Phoenix donnait ce samedi un petit showcase privé et acoustique suivi d'une séance de dédicace. Evidemment ça se passe sur invit’ et ça risque d'être assez chaud de rentrer mais après les guests, une fois que le concert aura commencé, il devrait bien y avoir moyen... Moi je pense tenter ma chance. » L’annonce était faite, il ne manquait plus qu’un petit barbu nommé Manu passe par là et y adhère. Ce fût rapidement le cas. « Je tenterais bien le coup avec toi... et si on se fait refouler, ce sera toujours l'occasion d'aller prendre une chope... Qu'en penses-tu ? » Le rendez-vous était fixé, il ne manquait plus qu’à mettre un plan sur pied. On s’installe chez Jenny et chez moi et on se rend rapidement compte qu’on est finalement tous pareil : on est tous tombé sous le charme du Télémoustique de cette semaine. C’est donc autour d’une Tauro qu’on se retrouve… Le plan finalement, il n’y en avait pas vraiment. On s’est dit qu’on allait juste essayer d’avoir confiance en nous. La première chose était de trouver l’endroit du showcase secret. En passant devant l’AB, on était bien quelques sons résonner mais… impossible de trouver l’entrée. On désespérait, prêts à abandonner (Enfin, surtout Manu qui semblait ne pas pouvoir résister à l’appel de la bière). Alors, on a tenté le tout pour le tout. On s’est retrouvé dans une petite ruelle bien glauque dans laquelle on trouvait des pigeons écrasés et… jackpot, des gardes de sécurité. Devant, ces deux gars baraqués, Manu n’a pas hésité, il a demandé si la porte qu’ils surveillaient menée bien au concert de Phoenix et… le gars nous y a gentiment amené. Résultat, après cet accueil poli et chaleureux de la part de la sécurité, quelques mètres plus loin, on se retrouve dans LA grande salle de l’Ancienne Belgique, logiquement complètement déserte 4h avant le début du concert, et devant le groupe Phoenix effectuant leur soundcheck. Evidement, on est tout content même si, assister à un pseudo showcase qui est en réalité la séance où le groupe effectue les derniers réglages avant la prestation du soir, ce n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant… surtout lorsqu’on arrive au dernier morceau. Heureusement, c’était Lisztomania. Après, ça a commencé à devenir marrant. On s’est retrouvé dans un bar lounge, avec de beaux canapés rouges, des bières gratuites à volonté (mais à la tête du client) et puis accessoirement, avec les gars de Phoenix. Manu et moi, on n’a pas vraiment l’âme d’une groupie, on a donc préféré s’installer et boire. Puis, on a décidé d’utiliser notre atout secret ; on s’est dit que ce serait pas mal que Jenny aille voir le chanteur de Phoenix, qu’elle lui explique qu’on n’a malheureusement pas de places pour ce soir, que sur Ebay elles s’échangent à 80€ et blablabla et tout simplement, s’il ne pouvait pas nous aider. Aussi sympa qu’il ait pu être, il n’avait malheureusement plus de places sur leur guestlist perso mais, il n’a pas tardé à nous refiler le meilleur bon plan qu’il ait pu trouver. Nous, toujours posé dans notre canapé, on rencontre des gars du groupe et on commence à discuter. A commencer par Deck D’Arcy, bassiste et claviériste. Bon, il est un peu à la masse. Hier soir, ils jouaient à Amsterdam où ils ont ensuite fêté son anniversaire… ça donnait un gars un peu crevé avec lequel on pouvait tranquillement discuter de bien des choses. On apprend par exemple qu’il est sans domicile fixe mais aussi, on le rend un peu plus intelligent en lui expliquant ce qu’est le couchsurfing. Après on rencontre aussi Laurent et Christian, un peu plus réveillés mais aussi un peu plus sympas et réceptifs! En tout cas, on n’a rien à redire sur les membres Phoenix. Ils sont super accessibles, sympas et disponibles. Finalement, après 1 heure de réception VIP, on est invité à sortir et, un peu saoul, on se retrouve à la porte. Le plan B pouvait commencer. Ainsi en un peu moins d’une heure, on a pu rencontrer des gars de l’AB, un DJ Has Been qui anime le bar avant, pendant et après les concerts, des fans lillois qui suivent Phoenix lors de leur tournée, des gens bizarres, un paquet de frite, le chanteur de Two Door Cinema Club et enfin, notre contact, l’homme qui allait nous filer deux invitations pour assister à la soirée. A peine le temps de réaliser et de boire une dernière chope pour la route que sur le coup de 20h, on se retrouve au premier rang d’une Ancienne Belgique archi-complète et sur-motivée pour assister à la prestation du groupe qui allait ouvrir la soirée : les Two Door Cinéma Club. J’avais déjà écouté, j’en avais beaucoup entendu parler, sans avoir réellement accroché. Pourtant, ces jeunes anglais assurent pas mal sur scène, ils remplissent parfaitement leur rôle de chauffeur de salle et leurs mélodies accrocheuses et bien balancées arriveront aisément à faire bouger les premiers rangs (qui semblaient déjà conquis d’avance). C’était surprenant, une heure plus tôt, on rencontrait ce petit rouquin, timide et crevé qui se fumait une dernière clope avant de monter sur scène le leader du groupe. Et quelques minutes plus tard, de le voir assurer sur scène en tant que leader des Two Door Cinema Club. Il était transfiguré. Comme si la scène lui donnait des ailes. Même si perso je ne risque pas d’en faire mon album de l’année, le public semble avoir apprécié et c’est plutôt mérité. Un groupe dont on reparlera certainement. A 21h, après une attente insoutenable, entouré de jeunes filles en fleurs qui n’arrêtaient pas de gueuler dans nos oreilles, nos nouveaux amis de Phoenix arrivent enfin sur scène. Dernière un immense drap blanc, ils débutent leur set par, et ce n’est pas une surprise c’est comme ça qu’ils ouvrent leurs concerts depuis maintenant 1 an par le même morceau, Lisztomania. Le public est réellement déchainé et le groupe est ravi de le constater. Je n’avais pas connu une telle ambiance dans les premiers rangs depuis bien longtemps. Bien plus présent scéniquement qu’il y a quelques mois à l’Orangerie, le groupe est en grande forme, apparemment complètement remis de leur soirée de la veille à Amsterdam et des dizaines de dates qu’ils ont déjà dans les pattes. Ils balancent la plupart des morceaux du dernier album dont les fans sont ravis de reprendre toutes paroles à l’unisson. De son côté, Thomas Mars, leader du groupe, n’hésite pas à y mettre du sien et à se rendre régulièrement dans la fosse auprès des fans en liesse. Ensuite, place à une petite période creuse, une dizaine de minutes où il ne se passe pas grand-chose de bien intéressant. Je décide alors de quitter l’énergie et la chaleur des premiers rangs et de voyager un peu dans la salle. Histoire de constater que ce soir, c’était vraiment la grande affluence et la grosse ambiance. Après 1h, le groupe quitte la scène. Avant de revenir pour un rappel de 25 minutes. Phoenix en live, ça reste quand même un peu particulier, c’est parfois un peu…timide mais c’est souvent excellent. Pourtant cette fois, avec des centaines de fans à leurs pieds, j’ai trouvé que le groupe s’est vraiment bien débrouillé. Il faut dire que leur répertoire ultra efficace se prête vraiment bien à ce genre de soirée. Même si c’est surtout l’ensemble de cette journée que je retiendrais et qui m’a enchanté. Impossible de m’imaginer, en me levant le matin tout ce qui allait m’arriver.

21:44
Écrit par ToX
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26.03.2010
La Médiathèque en illimité pour 20€ par mois
Les temps changent. La Médiathèque aussi. Enfin, dirons certains !!!
Hier soir, je prenais tranquillement le métro à la Gare Centrale. Il devait être un peu plus de 18h. Le jour se couchait, l’obscurité apparaissait et pourtant tout était calme et tranquille dans le nouveau Bronx de l’Europe. (Hé oui, le sujet était abordé de la sorte par les médias français cette semaine. Voyez plutôt : http://www.youtube.com/watch?v=74AlqBj4IcM). L’heure de pointe était désormais passée, ce qui me laissait l’opportunité de me balader et de flâner le long du quai. Quand tout à coup, mon regard fût attiré par un large panneau publicitaire. C’était plutôt joli, coloré et affiché dans un style à la fois cheap et rétro. Mais ce n’est pas tout, en plus de cela, le texte était plutôt accrocheur : « Des CD, DVD, JEUX PAR DIZAINES. Pendant 4 semaines. Pour seulement 20€. » Signé : LA MEDIATHEQUE.

Quoi ?!?!? La Médiathèque oserait-elle enfin prendre des risques et s’afficher ?!?
Oser et s’afficher, oser s’afficher. Et si c’était ça qui leur avait manqué depuis quelques années ? En tout cas, c’est le nouveau pari pris par la direction et la cellule de communication de l’institution. Une énorme campagne d’affichage dans les stations de métro ainsi que dans la presse (pseudo) culturelle francophone. En une soirée, en parcourant la capitale, je n’avais jamais autant de fois lu et vu le nom de La Médiathèque. Et affiché en si grand en plus. Quelle bonne surprise !
Et puis, le pari de cette formule quasiment illimité est à mon goût absolument génial. C’est bien le genre d’offre dans laquelle un boulimique culturel comme moi s’engouffre immédiatement, sans trop réfléchir. Tous mes centres d’intérêts (Musique, cinéma et jeux-vidéo) disponibles de manière quasiment illimitée pendant 4 semaines et ce, pour seulement 20€. Le paradis quoi.
Concrètement et pratiquement, si j’ai bien compris, ça se passe de la sorte : chaque jour, vous avez droit à 10 emprunts. Selon vos envies, vos besoins et vos usages, vous pouvez garder ces médias empruntés, un jour, deux jours, trois jours, 1 semaine, 2 semaines ou même 4 semaines. Bref, le temps que vous le souhaitez. Envie de vous matter 10 dernières nouveautés cinématographiques en une soirée et recommencer le lendemain ? Facile grâce à cette formule ! Envie de vous refaire une collection de disques et d’enregistrer sur vos disques durs (ou sur vos K7), tout ce que vous n’avez jamais trouvé sur le net ? Rien de plus simple, ça peut même vous laisser l’opportunité de théoriquement emprunter quelques 200 CD !
Bref, l’offre a de quoi séduire. Pourtant, tout emballé que j’étais, après une nuit de réflexion, je me suis dis que j’allais encore attendre un peu avant de me lancer dans cette nouvelle aventure. En effet, des films j’en ai encore des dizaines qui m’attendent sur mes disques durs. En musique, pareil, j’ai encore pas mal de retard à rattraper dans les dernières nouveautés et tous ces disques, je les ais. En jeux-vidéo, même chose, ces dernières semaines, je me suis encore acheté 5 jeux que j’ai à peine eu le temps de tester (Dont le fabuleux, GTA : Episodes from Liberty City).
C’est pourquoi j’aurais voulu avoir votre avis sur la chose. Est-ce qu’une telle formule pourrait vous attirer ? Cette offre pourrait-elle permettre à La Médiathèque de faire le plein de nouveaux membres (inscription gratuite pour ceux qui s’abonnent à ce nouveau forfait) et par la même occasion de renouer avec l’âge d’or en terme de location de médias (qui pourrait bien se situer juste avant l’avènement du format MP3, à l’époque où arrivèrent dans les foyers les premiers graveurs) ?
Passionnés de musique, membres de La Médiathèque ou non, belges ou français, j’aimerais en débattre avec vous !

16:37
Écrit par ToX
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24.03.2010
Owen Pallett @ Botanique 23/03/2010

Deux ans plus tard…
Mardi 23 Mars 2010, 20h, Botanique, Bruxelles. Deux ans plus tard, je ne change pas. Ou plutôt, je ne change pas une recette qui gagne. Toujours la même ville, toujours la même heure et toujours le même genre de concert. Par contre, ce qui change ou en tout cas ce qui semble changer à mes yeux, c’est la centaine de personne qui m’entoure dans la Rotonde pour assister à la prestation du jour, Owen Pallett. Il y a quelques années, lorsque j’assistais à des dizaines de concerts chaque année et que je m’empressais de publier les comptes-rendus de ces soirées sur ToX, il m’arrivait assez régulièrement de me retrouver dans des salles pour ainsi-dire quasiment vides. J’y retrouvais quelques habitués, d’autres mélomanes dont les visages m’étaient familiers. Aujourd’hui, l’explosion de la musique live semble aussi se faire ressentir au Botanique. Résultats, de plus en plus de monde et de plus en plus de concerts complets. Bonne surprise. Ou pas. C’est à cause de ce nouvel engouement que j’ai raté, entre-autre, le concert de The Tallest Man On Earth. Complet à la dernière minute.
C’est qui change aussi, c’est le public. Alors qu’auparavant les néerlandophones semblaient plutôt délaisser les salles francophones du Botanique. Aujourd’hui, ils semblent y trouver leur bonheur dans la programmation indie. La faute (ou grâce c’est selon) aux médias néerlandophones qui contrairement aux médias francophones n’hésitent pas à se mouiller et à orienter leurs lecteurs/auditeurs vers une certaine prise de risque et vers des goûts et des découvertes relativement pointus. En témoigne le concert de The Antlers qui remplit par deux fois l’ABClub. Du coup, un large public néerlandophone est désormais attiré vers le Botanique.
C’est qui change aussi, mais à ma petite échelle personnelle cette fois, c’est le fait de maintenant habiter à 10 minutes à pied du Bota. Très pratique donc. Ce qui change aussi, c’est d’être salarié, d’avoir un boulot, de merde mais qu’importe, c’est d’avoir des rentrées financières qui me permettraient d’assister à beaucoup plus de concerts si je le voulais. Mais mes préoccupations sont ailleurs maintenant. Nettement moins pratique du coup.
Désormais, je choisis mes concerts. Owen Pallett en fait partie. Ce gars, je l’ai découvert en 20005 grâce à l’album qu’il a produit sous le nom de Final Fantasy, « Has a good home ». A l’époque, j’étais tombé amoureux du morceau « Furniture ». http://www.youtube.com/watch?v=85PmZJoor74 . J’ai du l’écouter des centaines de fois. Ensuite, j’ai vaguement suivi la sortie de ces EP et albums suivants. Mais surtout, j’étais toujours impressionné de constater les nouvelles contributions de cet artiste. Arcade Fire, Beirut, Stars, and many more. Je n’étais pas un auditeur acharné ou un fan absolu d’Owen Pallett mais j’appréciais ce qu’il faisait et j’attendais avec une réelle impatience de pouvoir le rencontrer en live. Pourtant, en 5 ans, je n’en avais jamais eu l’occasion. C’est réparé maintenant !

Mardi 23 mars. 20h. Quelques heures avant le début du show, deux nouvelles. Une bonne et une mauvaise. Ou alors deux bonnes, deux mauvaises, je ne sais pas trop. Le concert est complet et une première partie est annoncée. Ce sera des norvégiens. Next Life. Trente seconde d’écoute sur MySpace me suffisent pour savoir que… ce ne sera pas ma tasse de thé. Disons le comme ça. Quelques minutes avant le concert, je n’arrivais toujours pas à trouver la motivation pour me rendre à ce concert que j’attendais pourtant de longue date. Si bien que si un gars à l’entrée m’avait proposé de me racheter ma place, pour quelques euros de plus que les 7€ du prix d’achat, j’aurais craqué. Mais il n’avait pas d’amateur. Grand bien m’en fait.
Il fait chaud. Comme prévu la Rotonde est pleine à craquer et sur le coup de 20h10, le trio norvégien débarque. Longs cheveux, pantalons treillis, postures très particulières, avant même qu’ils ne commencent à jouer, ils proposent déjà tous les clichés de métalleux de seconde zone. Mais le plus marrant n’est pas là, il viendra justement quand ils commenceront à jouer. J’ai rarement eu cette sensation : un public, un groupe et une énorme incompréhension. Un public qui est venu pour écouter un virtuose du violon et qui se voit proposer en première partie du black métal instrumental et norvégien. Du coup, les réactions sont extraordinaires à observer. Après le premier morceau, il n’y eu que quelques applaudissements et leurs contraires, quelques huées Par la suite, les « Bouhhhh » se sont tus, laissant place à quelques timides frappements de mains. C’était nul et franchement mauvais et pourtant, mémorable comme première partie. Heureusement, 20 minutes plus tard, ils pliaient déjà bagages.
A l’approche de 21h pourtant, place à la magie d’Owen Pallett. Bizarrement, c’est ce concert et ce moment intense, magique et magnifique qui m’a donné envie de reprendre la plume et de vous faire partager mes impressions et cependant, je n’arrive pas à trouver les mots pour exprimer ce moment parfait. C’est vrai qu’Owen Pallett, sur CD, c’est joli mais ça m’emballe moyennement. C’est parfois relativement chiant. Mais je savais que sur scène, il proposait autre chose. Il y a 1 an, j’avais eu l’occasion d’assister à un concert d’Andrew Bird. Comme Owen Pallett, il est seul sur scène et construit ses morceaux en maniant habillement l’oversampling (une technique de jeu musical. Elle consiste à construire un morceau en enregistrant à l'aide d'un sampler plusieurs bribes successives les unes par dessus les autres. Dixit Wikipédia) Cela m’avait beaucoup plu et je savais que je pouvais m’attendre au même genre de construction musicale pour le concert de ce soir. Par contre, je ne pouvais pas prévoir qu’une telle intensité allait se dégager des interprétations d’Owen Pallett. Le rendu sonore était tout simplement parfait et minutieusement réglé. Le jeu de l’artiste était incroyable, tout comme sa voix d’ailleurs. Et je suis resté, 1h10 durant, bluffé et emporté par un tel talent.
Bref, c’était magnifique et je me souviendrais longtemps de la prestation de cet incroyable artiste qu’est Owen Pallett.
Ce qui n’a pas changé, c’est que je ne m’aventurai pas en profondeur dans une analyse musicale du concert. C’est pas trop mon truc et d’autres font cela bien mieux que moi. Si vous voulez donc en savoir encore plus sur le concert, je vous invite à aller lire ce qu’en a écrit mon ami Marc : http://mescritiques.be/spip.php?article1032
Tchusss
18:59
Écrit par ToX
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14.05.2008
Sebastien Tellier, Blitzen Trapper, Rogue Wave @ Nuits Botanique
« Les hommes s’en mêlent »
Ces derniers jours, dans vos commentaires (cf. les deux chroniques précédentes), vous avez été particulièrement critiques et acerbes (et anonymes). Surprenantes, perturbantes ou amusantes, ces critiques me permettent surtout de remettre l’église au milieu du village. Vous vous trouvez ici sur un blog personnel, mon blog personnel, sur lequel est partagé un avis personnel, mon avis personnel. Loin de toute objectivité, il s’agit ici de mon regard, de mes perceptions et de mes ressentis. Depuis bientôt un an et demi, j’essaie de respecter cette ligne éditoriale. Si vous cherchez quelque chose de plus sérieux et de plus objectif, alors certainement que ToX n’est pas pour vous. Je ne suis ni journaliste, ni critique musical alors revoyez peut-être vos attentes. Vous avez ici à faire à un étudiant de 21 ans qui essaie, tant bien que mal, de faire partager ses découvertes, ses concerts et ses impressions… rien de plus… A bon entendeur, salut !
Soit. Ce qui m’intéresse ce soir c’est une nouvelle série de concerts au Bota, avec pour l’occasion, sous le Chapiteau : Sebastien Tellier mais aussi, et c’est peut-être le plus intéressant, deux outsiders américains de chez Subpop qui tenteront de voler la vedette à Sebastien, Rogue Wave (www.myspace.com/roguewave) et Blitzen Trapper (http://www.myspace.com/blitzentrapper).

Après une très bonne impression sur cd, c’était avec impatience que j’attendais la venue des américains de Rogue Wave. A peine 1 mois après leur prestation au très populaire festival de Coachella, les voici aux Nuits Botanique ! Apparemment, ce n’est pas pour Rogue Wave que le public avait acheté son ticket puisqu’à 20h, lorsqu’ils débutent leur set, ce n’est que devant une petite cinquantaine de personnes. Dès les premières notes, à l’écoute de leur pop mélodieuse, je pense à leurs compatriotes de Nada Surf et de Death Cab for Cutie. Les ressemblances sont flagrantes. Et même si, sur scène, avec l’appuie de trois guitares électriques, leur pop prend des accents beaucoup plus rock, leur musique reste quand même profondément ancrée dans la pop… sans vraiment qu’ils puissent se démarquer des groupes cités précédemment. Néanmoins, même si en quarante minutes on semble avoir fait le tour, leur musique me plait beaucoup et j’assiste à un très bon set ! Dans dix jours, ils reprennent la route pour le pays de l’Oncle Sam, ils y finiront leur tournée fin août après des dizaines de concerts. On en reparlera.

Là où l’on peut facilement enfermer Rogue Wave dans une bulle « pop gentille et efficace », ça devient beaucoup plus compliqué de catégoriser Blitzen Trapper, quelque part entre la folk, la country, la pop et le classic rock avec quelques poussées expérimentales. Sur scène, si la complicité entre les deux frontmen et leur acolyte le batteur semble évidente, c’est nettement moins le cas avec les trois autres membres du groupe, nettement plus en retrait. C’est plutôt sympa, intéressant et rafraichissant même si, encore une fois, un set de 40 minutes est suffisant.
« Sébastien Tellier déchaîné/déchet né »
Pour Sébastien Tellier, c’est différent. D’abord, pour lui, quarante minutes ne suffisent pas. Ensuite, pour lui, le public est venu en nombre. Et juste avant 22h, pendant que les techniciens installent le bazar de Sébastien (consoles, synthés, batterie, guitare, boules à facettes, bouteille de vin,…), la salle commence déjà à se remplir. Chacun voulant être aux premières loges pour assister à ce show… à la française. C’est sans doute ça l’effet Eurovision. Pourtant, de l’Eurovision, de son sérieux et de sa débilité, Sébastien Tellier en sera bien loin ce soir… Pour mon plus grand plaisir ! A 22h, accompagné de trois musiciens, il monte sur scène. Chaussures blanches, pantalon blanc, ceinture blanche, chemise noire, écharpe atour du cou, lunettes de soleil. Dans le style bourgeois chic et bien soigné, il n’a rien oublié. Sur scène, j’avais cru entendre qu’il s’était calmé… Au début, c’est vrai que ça aurait pu être plausible… Son jeu scénique est parfaitement rodé. Verres de vins, cigarettes, mouvements pseudo-sensuels. Sur un tempo electro, il mime continuellement des gestes plus ou moins sensu/sexuels ou encore des injections dans le bras. Ça aurait pu et ça aurait dû rester dans cet univers qui lui colle définitivement à la peau. Mais… c’est parti en couille et quand la bête est lâchée, rien ne peut l’arrêter. On adore ou on déteste, en tout cas, il ne peut laisser indifférent. Moi, j’ai beaucoup rigolé. Même si derrière ça, il y avait un gars complètement drogué, qui blaguera en racontant que c’est un enfant qui l’a contraint et forcé et qui lui a fourré du LSD dans la bouche. Des blagues, il en racontera beaucoup. Des histoires aussi. Sans queue ni tête… enfin si, avec beaucoup de queues et un peu de tête. Il n’y a ni limites, ni tabous pour Sébastien Tellier, il évoque le sexe mais surtout sa consommation excessive d’alcool et de drogues. Presqu’une apologie…

Moi, j’ai plutôt apprécié même si, avec quatre heures de concerts dans les jambes et avec un Tellier qui fait des prolongations inutiles sur scène, j’en ressors crevé.
Mais avec, en une soirée, trois groupes excellents et vraiment très différents, avec près de 4 heures de concerts, avec une soirée entièrement masculine (un total de 15 mecs sont montés sur scène !), c’était à mon goût la soirée qu’il ne fallait pas manquer aux Nuits Botanique.

10:15
Écrit par ToX
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09.05.2008
I am from Barcelona, Of Montreal, Two Gallants @ Nuits Botanique

I am from Barcelona, Of Montreal, Two Gallants @ Nuits Botanique
13 Mars 2008. 12h20. Deux mois avant le début des Nuits Botanique, la programmation tombe au compte goûte. Au programme cette année, le même concept que l’année dernière avec la Nuit belge, c’est-à-dire une vraie soirée festival avec un ticket à 20€ qui donne accès aux trois salles du Bota. L’occasion de voir, ou d’espérer voir, douze groupes en une soirée. Quand j’ai acheté mon billet, seuls les premiers noms étaient annoncés : I am from Barcelona, Two Gallants et Of Montreal. Plutôt alléchant. Je m’attendais à une affiche qui allait continuer dans cette lignée avec peut-être même des têtes d’affiches plus importantes. Pourtant, les neufs noms suivants s’avéreront nettement moins intéressants…
Vendredi 9 mai 2008. Ca y est, c’est le jour J, celui que beaucoup de personnes attendent avec impatience. 7h10, mon réveil sonne. C’est Kate Nash et Foundation qui me réveille… la honte… Je relis une dernière fois mon exposé qui a lieu dans 50 minutes devant un public de sociologues avertis et je file sous la douche… haut lieu de réflexion.
Et si je loupais cette Nuit ? Et si je réussissais à revendre mon billet ? Et si j’en avais déjà marre des Nuits Botanique ? Après tout, tous les groupes que je veux voir son sous le Chapiteau… un Chapiteau qui m’a tant déçu l’année passée… la soirée passée… Après tout, j’ai déjà vu I am from Barcelona. Une fois. Quatre fois pour les Two Gallants. Après tout, tous les groupes jouent en même temps donc impossible de voir plus de quatre sets complets. Après tout, je suis crevé, à bout de souffle et je risque d’amener ma mauvaise humeur et ma fatigue au Bota. Après tout, il fait trop chaud, il y aura trop de monde.
Il est 18h55, je file vendre mon billet.
Dans le tram, je croise Vincent Liben… le chanteur de Mud Flow… il y a tout juste un an, il était la tête d’affiche de la Nuit Belge. Je l’avais d’ailleurs beaucoup critiqué. Le monde est décidemment très petit… Quel hasard. Une charmante demoiselle m’achète mon ticket. Soulagement…
Est-ce que cette soirée en valait vraiment la peine ? Je l’espère et j’espère aussi que vous me raconterez tout !
Au fait, toujours dans le cadre des Nuits Botanique, j’ai une place à donner pour la soirée Les femmes s’en mêlent de ce dimanche à la Rotonde avec Duchess Says, Lonely Drifter Karen et Tangstype. Avis aux amateurs.
21:38
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Why ?, Xiu Xiu, Archie Bronson Outfit, Black Mountain @ Nuits Botanique

Why ?, Xiu Xiu, Archie Bronson Outfit, Black Mountain @ Nuits Botanique
« Tapage nocturne »
Après une excellente première soirée, somme-toute assez tranquille, place à deux pointures importantes de la scène indépendante américaine : Xiu Xiu et Why ?
Sous le Chapiteau, à leurs côtés pour cette soirée, les barbus londoniens d’Archie Bronson Outfit et les riffs des canadiens de Black Mountain.
20h pétante. C’est Xiu Xiu (http://www.myspace.com/xiuxiuband) qui ouvre les hostilités et qui monte timidement sur scène. C’est déstructuré à souhait et sous un déluge instrumental, ça part rapidement dans tous les sens. Quant au groupe, on peut difficilement faire plus distant et antipathique. Ils produisent ce que Monsieur Tout-le-Monde pourrait considérer comme du bruit. Parfois, ça prend des allures envoutantes et exaltantes mais la plupart du temps, je donnerai raison à Monsieur Tout-le-Monde. Ça c’était mon avis après dix minutes de concert. Pourtant, après un début comme vous le voyez très peu immersif pour moi, après quelques longues minutes d’adaptation, pour les oreilles comme pour l’esprit, peu à peu, je me laisse envouté et hypnotisé par leur univers de drogués et par ces morceaux qui alternent entre le détestable et la quasi-perfection, selon mes affinités musicales. La voix baroque et puissante du chanteur (qui en même temps se défonce sur sa batterie) est sans aucun doute la perle de la soirée.
Les techniciens s’affairent pour rapidement installer le matos de Why ? (http://www.myspace.com/whyanticon). Plus sympas (un peu), et moins distants (un peu aussi) que Xiu Xiu, les sonorités de Why ? sont surtout beaucoup plus accessibles. Musicalement comme vocalement, c’est un autre univers que Xiu Xiu. Plus calme, plus posé, plus nonchalant, plus electronico-pop-hip-hop. Le leader du groupe, qui ressemble à un pakistanais en jogging, pose un flot de paroles proche du rap sur une musique assez douce, tout en frappant, lui aussi, sur ses tambourins.
Intéressant. Mais pas plus intéressant que sur disque. Leur nouvel album Alopecia vient de sortir et se révèle être excellent.
22h. Je jette un œil distant et distrait sur Archie Bronson Outfit dont le but principal semble de faire affoler le compteur de décibels et de faire le plus de bruits possible. Même si le tout est, cette fois, contrôlé et structuré. Je ne les trouve pas extrêmement intéressant. Je file.
Pour des raisons professionnelles, je fais aussi l’impasse sur Black Mountain. Je laisse la place à la horde de vieux plus ou moins barbus en T-shirt noir.
Un déluge de décibels. Une confirmation que le Chapiteau du Bota n’est pas pour moi. Des artistes dans leur trip, distants et peu communicants. Bref, vous l’aurez sans doute compris, rien de transcendant pour moi ce soir-là…
C’est finalement, Xiu Xiu (enfin surtout son chanteur exceptionnellement émouvant) qui m'a le plus convaincu..
18:23
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08.05.2008
Tuung, This is the kit, Cafeneon @ Nuits Botanique
« Ça y est, c’est parti ! Les examens ?! Non, les Nuits Botanique… »
Même si cette année la programmation n’est pas des plus extraordinaires, les Nuits Botanique se sont imposées comme étant l’un des festivals belges les plus intéressants du printemps. Bon, c’est vrai qu’il n’y en a pas des masses non plus, mais quand même, ça reste très intéressant. Et puis, en cette soirée d’ouverture, c’était l’occasion pour moi d’enfin découvrir sur scène les londoniens de Tunng. Des londoniens qui ne devraient pas vous être inconnus puisque je vous en avais parlé ici et là.
20h. Dans une Orangerie qui peine à se remplir, c’est This is The Kit (http://www.myspace.com/thisisthekit) qui se lance. Seule le temps de deux morceaux, la jeune demoiselle est rapidement rejointe sur scène par son mari. Les sonorités de ces deux anglais (s’exprimant parfaitement en français) s’inscrivent dans la plus pure tradition folk acoustique. Les personnages sont quant à eux un peu perdus et surtout terriblement maladroits dans leur façon d’être. Ils sont néanmoins attachants (un peu) et excellents musiciens. C’est mignon, calme, reposant mais… endormant et très vite lassant. C’est gentil, beaucoup trop gentil, et j’aurai aimé un peu d’énergie et de folie en tant que première partie de Tunng.

22h déjà, les voilà qu’ils débarquent, les six membres de Tunng (http://www.myspace.com/thisistunng). Contrairement à Cafeneon, le bordel que Tunng déploie sur scène est entièrement sous contrôle. Un peu trop d’ailleurs. Et je n’y ai pas retrouvé l’aspect psyché/déganté que j’imaginais dans l’esprit du groupe. Là, aussi c’est très sage. Ils sont quatre à s’attaquer de front à la salle. Quatre micros. Trois gars et une fille. Trois guitares en bois et un coffre à jouets. Tout au long du set, ils tambourinent du pied, ils chantent en chœurs et l’harmonie entre eux est aussi évidente que parfaite. La magie prend facilement. Derrière eux, deux autres musiciens bricoleurs s’occupent d’ajouter sur les sonorités acoustiques des premiers toute sorte de sons, divers et variés, qui viennent former l’univers de Tunng. C’est un plaisir de retrouver Take, Bullets ou encore Soup. Mais, malgré l’énergie déployée sur ce dernier morceau, le concert n’a jamais réellement décollé et est resté un peu trop gentillet. Ça reste néanmoins un très bon moment et une excellente soirée musicale au Botanique.

23h30. Il est temps de quitter les lieux pour y revenir d’ici moins de 24h avec au programme : Why ?, Xiu Xiu, Black Mountain et Archie Bronson Outfit. D’ici-là, portez-vous bien.
14:53
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26.04.2008
Ez3kiel et leur Battlefield

Ez3kiel – Battlefield
« Sound & Graphik »
D’Ez3kiel, je n’avais qu’un vague souvenir. Celui d’une rencontre improbable avec Nosfell lors de l’édition 2005 des Eurockéennes de Belfort. A l’époque, du haut de mes 18 ans, j’étais plutôt attiré par les grosses pointures qui s’y produisaient : Interpol, Garbage ou encore Nine Inch Nails. Trois ans plus tard, c’est bon, je suis prêt. Prêt à m’attaquer à Ez3kiel et à me laisser surprendre par son Battlefield.
Ez3kiel, c’est avant tout un univers, aussi bien musical que graphique. Ez3kiel, ce sont des images qui marquent. Ainsi dès ses débuts, le groupe s’est créé une réelle identité graphique. Un corbeau mécanique surréaliste. Le visuel de Battlefield, leur sixième opus, est bien là pour confirmer cette tendance.

Je n’ai été jamais fan des dénominations ou des étiquettes. Celles qui fourmillent sur le net pour tenter de définir Ez3kiel sont pourtant nombreuses et variées.
Le groupe EZ3kiel développe un trip hop orienté dub et jungle.
Savoureux mélange de reggae-ska, de funk et de hard core.
Entre indus et dub.
Dub Indubitablement du dub. EZ3kiel donne dans le baroque futuriste.
Leur dub émaillé de crépitements electro, est passé aux moulinettes industrielles, trash et hip hop. on baigne en plein trip-hop avant d’être entraîné dans un tourbillon de syncopes electro-jungle-indus puis immergé dans des climats planants.
Indéfinissable. Vous l’aurez compris, en plus de l’union entre le visuel et le musical, le groupe joue sur le mélange des styles et des genres. De mon côté, je ne me lancerai pas l’exercice difficile qu’est de définir, ou plutôt de cloisonner, Ez3kiel.
Qu’importe, le résultat est là. Sorti le 21 janvier dernier en France et le 14 Mars en Belgique, Battlefield est le sixième album de l’indéfinissable trio, désormais quatuor, français. Un album instrumental qui alterne entre douceur et fureur. Doux mais souvent lourd et violent (pour mes petites oreilles de popeux) ; dans tous les cas, Ez3kiel garde un sens certain de la mélodie et c’est sans doute ce qui fait tout son charme.
Mais là où Ez3kiel devient vraiment intéressant, c’est dans la pluralité des expériences qu’il propose. Un mélange constant de musical et de visuel qui prend tout son sens en live, dans l’expérience que le groupe propose à ses spectateurs. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de redéployer en live sur ce que le groupe a construit en studio avec Battlefield.
Il semblerait que le défi soit en passe d’être réalisé : c’est maintenant sur scène qu’EZ3kiel s’essaye à de nouveaux contacts avec le public : pendant le concert, un ballon truffé de capteurs sonores se ballade au gré des envies de la foule, la musique saccadée et aléatoire qui en découle vient alors immédiatement se caler sur la musique jouée sur scène, imparable!
EZ3kiel franchit une étape supplémentaire dans l’excellence, réussissant à immerger totalement le public dans leur univers poétique et si singulier.
Une expérience à vivre sur scène, le 14 mai à la Rotonde dans le cadre des Nuits Botanique. En juillet, le groupe sera de retour en Belgique le 17 juillet du côté du Dour Festival.
Le moins que l’on puisse dire c’est que je n’étais pas du tout conquis d’avance par Ez3kiel et ses mélanges de styles musicaux. Le résultat est pourtant intéressant et plutôt épatant. L’album n’est pas ce qu’il y a de plus accessible pour les non-habitués. Et ce n’est qu’après plusieurs écoutes qu’il se déploie et prend toute son ampleur.
La suite ? Dans quelques semaines au Botanique pour un compte-rendu de l’expérience live.
Malheureusement, pas grand-chose de légal à se mettre sous la dent. Je vous renvoie donc vers leur MySpace, http://www.myspace.com/ez3kielmyspace , et vers cette interview récemment réalisée par l’équipe de mativi.fr. C’est par ici que ça se passe : http://www.dailymotion.com/video/x506cj_ez3kiel-le-son-puissance-4_music
18:26
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24.04.2008
Aaron @ Forest National

AaRON @ Forest National
« Groupies s’abstenir »
Mercredi 23 Avril 2008. 20h. Bruxelles.
En Juillet dernier, ils étaient aux Ardentes et à Dour. En Novembre, ils remplissaient le Cirque Royal. En Mars, ils récidivaient avec l’Ancienne Belgique. A peine un mois plus tard, en s’attaquant à la plus grande salle bruxelloise, ils voient encore plus grand, les voici à Forest National. Impossible de passer à côté, ils sont partout. Eux, ce sont Simon et Olivier, les deux gars d’AaRON. Il y a un peu plus d’un an, ils étaient encore totalement inconnus. Depuis sa sorti début 2007, leur premier album s’est vendu à plus de 200 000 exemplaires. Eux, depuis des mois, ils enchainent les dates et parcourent inlassablement la France et la Belgique. Ils sont courageux. Pourtant, je ne comprends pas. En juillet dernier, quand j’avais eu l’occasion (et quand c’était encore possible, avant qu’ils n’entrent pleinement dans le star system) d’interviewer Simon, à la question T’as pas l’impression de griller des étapes, il me répondait que non. Moi, j’en suis pas certain…et je ne suis pas tout à fait du même avis.
Moi, j’en suis pas certain… J’ai l’impression qu’ils en font trop. Trop de dates mais aussi trop de manières sur scène. Enfin, après les avoir déjà vu trois fois, c’est parti… Aaron en concert à Forest National…pour, je l’espère, leur dernière date belge avant un petit temps…
Pourtant, leur date bruxelloise sera d’ors et déjà un succès populaire avec un Forest Club quasi comble… c'est-à-dire un peu plus de 4 000 personnes présentes pour les accueillir…
En guise d’amuse-gueules, non annoncés et relativement dénués d’intérêts, deux groupes français : Suarez et un second qui ne se présentera pas (du moins, pas avant la fin du set). Est-ce nécessaire de préciser que j’étais assez peu motivé ? Mais ça n’a fait qu’empirer, j’ai donc très peu apprécié. Les premières parties à Forest National ne servent qu’à faire patienter le public.
L’immensité de Forest National, son public, son acoustique, son manque de proximité, d’intimité,… rien qui, a priori, ne convienne à Aaron. A priori. De plus, qu’est-ce que Aaron pouvait faire pour me surprendre ? Ajouter un batteur peut-être ? Mouais, pourquoi pas. C’est chose faite en tout cas. Mais moi, je préfère Aaron en acoustique, Aaron en showcase, Aaron dans l’intimité, Aaron dans la Rotonde, Aaron en cd… mais pas Aaron à Forest. Et qu’il ne me dise pas qu’il n’a pas l’impression de sauter des étapes.
En quelques mois, AaRON s’est transformé en super héros disposé à sauver les couples comme les célibataires endurcies, les adolescentes comme leur mère.
Là où ça commence plutôt mal, c’est que, pour nous faire patienter, on nous plonge dans le noir pendant 20 minutes avec de la musique chiante dans les oreilles, ça n’a aucun sens et c’est surtout très ennuyant. Tout ça pour attendre 21h et enfin les voir débarquer.

Dès les premières notes, c’est l’introduction, tout récente, de la batterie dans leurs compositions qui m’intrigue. Elle ajoute bien une dimension supplémentaire au groupe mais surtout, elle le fait s’éloigner encore un peu plus de son côté acoustique, celui que j’apprécie le plus. Après un début plutôt calme et correct, sur Endless Song, le troisième morceau, Simon entame déjà ses sauts de carpe et ses cabrioles scéniques. Du grand spectacle. Ben oui, c’est du grand spectacle et je ne comprends définitivement plu ce qu’Aaron a pour me plaire. Simon semble pourtant touché et apprécier la réaction et l’engouement total du public, c’est sans doute le plus important. Cependant, j’avoue ne pas avoir tout compris au show de ce soir. Quelque chose m’échappe. Ce soir, il y avait tout ce que je déteste le plus chez Aaron : la dimension spectaculaire et la tournure musicale, beaucoup plus rock, que le groupe prend sur scène. Ou comment jouer des morceaux tristes et prenants dans une exaltation totale. Si, en plus, les morceaux acoustiques sont gâchés et entravés par les cris hystériques des fans qui profitent d’un peu de calme pour se faire entendre… alors il n’y a alors décidément rien à mes yeux pour sauver le set et la piètre prestation de ce soir. Ha si, peut-être leur nouveau morceau en français.
Merci aux pétasses hystériques qui m’ont niqué les oreilles avec leurs cris stridents. Je dois certainement être le seul dans la salle à porter un regard aussi critique sur le groupe, et surtout la tournure qu’il prend. Je préfère sortir et m’arrêter là. Ne croyez pas que j’ai pris du plaisir à démonter AaRON. Après les avoir vu quatre fois en concert, je ne demandais qu’à être surpris. Et je tenais juste à partager un dernier avis personnel sur le groupe. Une Overdose d’Aaron qui donne un regard blasé sur Aaron.
Finalement, on assiste à un set énergique mais pas touchant pour un sous.
À Aaron et à ses prestations scéniques, on préférera la simplicité et la justesse de son album Artificial Animals Riding On Neverland.
10:24
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20.04.2008
Merz Ukulélé Session & concert @ Botanique

Merz Ukulélé Session & concert @ Botanique
Depuis quelques semaines, il occupe mes journées, il m’accompagne sur les routes, il me fait pleinement vivre et découvrir sa musique. Lui, c’est Conrad Lambert aka Merz et son merveilleux troisième album, Moi et mon camion. Vendredi 18 Avril 2008. Hier soir, il se produisait à Paris. Demain soir, à Bruxelles. Six jours plus tard, il sera pour une soirée en Suisse. Il se lancera, ensuite, à la conquête de l’Allemagne. Sans enchainer les dates, sans enchainer les semaines interminables de tournée, simplement en prenant le temps. Il est comme ça Merz, sur la route comme en studio, il prend son temps et ce, pour notre plus grand plaisir. C’est ainsi qu’aujourd’hui, pour sa journée de repos (pour ne pas dire de promo), il offre une session Ukulélé au journal Le Soir. Le principe de ces sessions est simple et efficace, au lieu de laisser parler les mots, l’équipe Ukulélé enregistre, dans une disposition particulière, quelques morceaux de l’artiste invité, avec comme seule contrainte de manier l’ukulélé (ou tenter de le faire).
16h30. Aujourd’hui, le temps est printanier, beau et doux ; parfait pour accueillir l’anglais du côté des jardins du Botanique. Si dehors, le temps est radieux, ça n’aura pas beaucoup d’importance sur le déroulement de la session puisqu’avec l’équipe Ukulélé (deux personnes seulement !!!) nous nous dirigeons vers les sous-sols du Botanique et plus précisément dans son cinéma (dont cela faisait apparemment plusieurs semaines qu’il n’avait plus été aéré). Le genre de vieille salle de cinéma parfaite pour un film d’horreur… Quelques instants plus tard, c’est Merz et son équipe qui débarquent. Moi, un peu idéaliste, je m’imaginais Merz comme un homme seul et introverti, dans son univers… Du coup, ça m’a fait bizarre de le voir arriver avec une équipe au style plutôt hip-hop, en tout cas dans un style très différent du sien. Comme on lui laisse le choix des morceaux et des instruments, il choisi de se faire accompagner par sa drôle d’équipe. Avec, pour cette session acoustique, un batteur (Adidas style et indispensable casquette de rappeur) qui utilisera ses gros mollets tatoués en guise d’instruments, un contrebassiste recouvert d’une capuche noire, un joueur d’ukulélé au centre et enfin Merz, Conrad Lambert, presque oublié avec sa guitare … Autour de lui, ça rigole et ça blague… c’est assez étrange… Pour eux, ça doit faire partie de la promo, juste une session promo.

Juste une prise de son et c’est parti. La fine équipe commence par interpréter Lucky Adam, le morceau le plus enjoué de l’album. Ça me fait très plaisir qu’ils le choisissent et qu’ils le jouent en acoustique puisque je l’avais justement choisi pour vous présenter Merz. Dans la salle, plantés dans les sièges de ciné, nous ne sommes que quatre, ce qui contribue vraiment à ce moment inimaginable pour moi. Juste après Lucky Adam, ils enchainent avec Call Me, la perle de l’album. C’est beau, c’est magique, pourtant je n’arrive pas à me laisser toucher. Pas de complicité et pas grand-chose qui passe. C’est étrange de voir Merz jouer un si joli morceau et trente secondes plus tard de le voir déconner avec ses musiciens. Ça aurait pu être touchant mais ça ne l’ai pas vraiment… ça doit être ça de se trouver dans un moment privilégié comme celui-ci, ça doit être ça de découvrir le visage d’un artiste, un visage qui peut être différent de celui qu’il propose sur scène, un artiste dans son intimité…
A la fin de la session, après ces deux morceaux réalisés en une seule prise, il repart, pose un dernier regard sur nous, en nous considérant comme des random people…
De cette session Ukulélé, j’en ressors ravi mais pas bouleversé et plutôt perturbé…
Reste ces quelques photos vraiment magiques et surtout la session Ukulélé en question, bientôt dispo sur Fronstage au milieu de toutes les autres sessions déjà enregistrées : http://blogs.lesoir.be/festivals/ukulele-sessions/
http://blogs.lesoir.be/festivals/2008/05/02/merz-ukulele-...

Merz m’avait un peu laissé sur ma faim… au point que j’attendais son concert avec un peu moins d’impatience. Pourtant, sur scène, même s’il est toujours accompagné de ses deux musiciens, l’ambiance est toute autre, un peu plus en adéquation avec celle de l’album oserai-je dire, calme et travaillée. L’album justement, c’est sur lui que Merz reposera la totalité son set bruxellois. C’est la première fois que je vois un artiste annoncé d’entrée de jeu qu’il jouera l’intégralité de son dernier album. Mais là où l’exercice devient encore un peu plus surprenant, c’est qu’il jouera Moi et mon camion dans l’ordre chronologique. Comme ça, au moins, il n’y a pas l’encombrement d’une setlist inutile. Moi et mon camion, Call me, Shun, Malcom, Silver Moon Ladders,… Tout est travaillé, tout est recherché. C’était parfait. Il reviendra ensuite pour interpréter trois morceaux plus anciens dont le sublime Lotus. Mais, puisqu’il y a un mais, les jours se suivent et se ressemblent, et Merz me laissera une nouvelle fois sur ma faim. Moi qui voulais échanger quelques mots avec lui, moi qui voulais acheter sa discographie, c’est raté puisqu’il ne reviendra pas…
Merz, c’est décidément un personnage énigmatique…
J’aurai pu vous parler bien plus longuement de ce concert mais je pense que j’en ai assez dit sur Merz. Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille la chronique de Manu, qui lui aussi été dans les parages et comme souvent, il aura certainement les mots justes. http://blog.getnexthighestdepth.com/?p=62
Voilà, après deux jours passés avec Merz, je pense que cette fois, c’en est fini. Quelques regrets mais surtout des souvenirs pleins la tête… J’aurai juste voulu lui dire aurevoir et encore une fois, voir son énorme visage s’illuminé d’un grand sourire…
Un remerciement particulier à Pascale du Bota, à Cédric du Soir et à Conrad pour son album. Même si je ne pourrai sans doute jamais assez les remercier.

15:21
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18.04.2008
Poni Hoax – Antibodies

Poni Hoax – Antibodies
« Hype for Apes ? »
C’est en grande pompe et dans la hype la plus totale que sortait, il y a un an, cross le premier album de Justice. Si ce n’est de la musique de pub et surtout un album qui prend la poussière au fond d’une étagère, que reste t-il aujourd’hui de la galette de ces deux gigolos ?
Un an plus tard, qu’y a-t-il d’à la fois hype et croustillant à se mettre sous la dent ?
Quels seront les prochains tubes qui nous feront trémousser tout l’été et qui finiront ensuite en fond sonore d’une publicité ?
Outre-manche, il y a bien Calvin Harris dont le premier album I Created Disco atteint le sommet de la musique electronico-dansante. Une réussite.
Un peu plus dark, plus puissant et nettement plus recherché, il y a les cinq français de Poni Hoax.
Je ne sais pas pourquoi mais dès les premières écoutes, il y a une sorte d’alchimie qui se produit. C’est puissant, original et troublant. Peut-être parce que ça m’évoque une période musicale que je n’ai pas pu connaitre (la cold wave des années 80) ? Ou alors, serait-ce cette voix caverneuse, à chercher du côté de l’outre-tombe (Ian Curtis & Co) ? Ou alors, c’est ce côté electro et ces claviers enjoués ? A moins que ce ne soit justement le mélange parfait de tous ces éléments ! C’est dansant et envoutant. La magie prend rapidement…
Et si c’était la hype française des prochains mois…
Qui a dit que les français n’étaient bons qu’à faire de la pop-folk gentille ou de l’electro débile ? Après Kim Novak l’année dernière, voici le groupe rock français qui attirera toute mon attention en 2008.
Images of Sigrid, le deuxième album des français de Poni Hoax, sortira le 28 avril prochain. C’est une bombe. Ils seront de passage en Belgique le 29 juillet prochain du côté du Recyclart…
« Hé bien, dansez maintenant »
Le Clip de Antibodies :
Pretty Tall Girls en session sur Arte :
13:49
Écrit par ToX
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16.04.2008
The Brunettes & Alaska in Winter @ Botanique

The Brunettes & Alaska in Winter @ Botanique
Mardi 15 avril 2008. 20h.
Deux mois. Ça fait plus de mois que je garde cette place à l’abri d’un vol ou d’une perte. Il faut dire qu’avec une telle affiche, la soirée devait être magistrale. Quelque part entre la Nouvelle-Zélande, le Nouveau Mexique et l’Alska, deux-cents personnes dans une Rotonde bien remplie et Bruxelles, le temps d’une soirée musicale, au centre du monde.
Quand j’ai eu l’occasion de les découvrir en novembre dernier au Recyclart (chronique par ici), The Brunettes avaient brillé et m’avaient conquis. La seule question qui me hantée était de savoir quand ces néo-zélandais reviendraient en Belgique. Un souhait rapidement réalisé. Un souhait rêvé aussi puisqu’en plus de revenir cinq mois plus tard, ils jouent ce soir dans la plus jolie salle du Royaume, la Rotonde.
20h05 pétantes. Dès les premières notes, je suis ravi de constater qu’entre l’univers des Brunettes et moi la magie prend toujours autant et aussi rapidement. Ils sont charmants et amusants. Entre le couple, qui occupe le devant de la scène, l’harmonie est parfaite et touchante. Une harmonie qui côtoie une grande complicité largement ressentie. Pourtant, ils ne sont pas seuls et ils s’intègrent plus ou moins facilement au groupe de quatre musiciens multi-instrumentalistes qui les accompagnent. Je dis plus ou moins car cette fois entre eux et le groupe ça prenait un peu moins bien, il n’y avait pas cette bonne humeur ambiante sur scène ou cette prise de parole à tout va. C’est essentiellement le duo qui occupe le devant de la scène. A eux six, avec de nombreux instruments, cuivres et percussions, ils apportent une ampleur supplémentaire à des morceaux juste sympas et gentils sur cd. Mais alors, des tubes comme Brunettes Against Bubblegum Youth ou Her Hairagami Set déjà efficaces et entraînants en version album prennent en live une tournure magique et insoupçonnée.
Par contre, par rapport à leur dernière prestation bruxelloise, le groupe paraît moins en forme, plus fatigué et les musiciens un peu moins barrés. Dommage parce qu’il y avait moyen de mettre un joyeux bordel sur scène avec des gars loufoques comme eux. J’en ressors satisfait mais un peu déçu. Une déception qui s’accentue encore un peu plus après avoir été discuté avec le chanteur du groupe après le concert…plutôt antipathique… Un gars qui expliquera ne pas trop être en forme pour…avoir trop mangé lors du souper…
Après cinquante minutes et une bonne prestation ni trop courte ni trop longue, le groupe quitte la scène pour laisser place à Alaska in Winter.

A Alaska in Winter est inexorablement accolé le nom de Zach Codon de Beirut et c’est sans doute ce qui leur vaut une bonne partie de leur renommée. Pourtant, sur scène, et c’est une surprise pour certains, pas de traces de Zach. On y retrouve juste son influence vocale et musicale (dans les cuivres). Sur scène, pas l’ombre d’un musicien. Et là aussi, ce sera une surprise pour une bonne partie du public. Alaska in Winter, sur scène en tout cas, c’est l’œuvre d’un mec, de sa voix, de son Mac et d’un dvd. Sur ce dernier, l’enregistrement d’un orchestre vidéo. Pour faire simple, toutes les parties instrumentales sont enregistrées ; l’écran est divisé en plusieurs cases et dans chacune de celles-ci, le gars mime de jouer aux instruments qu’on entend.
L’espace est donc désespérément vide. Un Mac et un projecteur planté au milieu font donc office de groupe. A l’extrême droite, un micro. Le chanteur lance son dvd et il vient y poser une voix pas toujours juste. C’est surprenant, voire intéressant, durant les trois premiers morceaux mais tout ça perd très rapidement tout intérêt. S’il y avait une pointe de génie, de charisme ou d’intelligence dans le personnage, ça aurait pu rester intéressant. Mais là, je ne vois pas grand-chose d’autre qu’un gugusse qui change de vêtement à chaque morceau. Un gugusse qui ira même jusqu’à quitter la scène durant deux minutes pour changer de veste… Je n’accroche pas du tout et j’en ressors déçu comme tout… Même si sur cd, ça reste du plus bel effet…

13:34
Écrit par ToX
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13.04.2008
One Night Only @ Botanique
Quelques pages de lecture dominicale…
Je vous en avais déjà fait la présentation la semaine dernière. Par ici. Venons en donc directement au vif du sujet : Leur concert. Nous étions trois, la vingtaine, malades mais courageux. Trois à s’attaquer aux cinq anglais de One Night Only. Trois à avoir quelque chose à dire et à écrire. Trois à avoir un avis sur le groupe, sur leur prestation et sur leur public.
Je me lance.
La chronique de ToX :
Jeudi 10 Avril 2008. 20h.
Une angine, un état de fatigue avancé et surtout un concert a priori pas très emballant. C’est en hésitant jusqu’à la dernière minute que je me rends finalement au Botanique pour assister au concert de One Night Only. Mais c’est surtout l’occasion d’accompagner Jenny et David, de leur laisser la parole sur ToX et d’avoir plusieurs avis sur une même soirée. Malheureusement, je n’ai pas eu de nouvelles de Thibaut, le second gagnant du concours…
« Un concert. Trois chroniques : Le retour. »
Dès mon entrée dans la salle, pas de surprises, mes préjugés se confirment : une salle vide… mais remplie de jeunes filles (Donc une salle vide, c’est bien ce que je disaisJ). Seule une cinquantaine de personnes ont décidé de faire le déplacement pour admirer le dernier groupe british à la mode (et révélé par MySpace, ça vous rappelle quelque chose?). Parmi celles-ci, une horde de jeunes filles dont la moyenne d’âge semble avoisiner les 15 ans et demi. A elles seules, elles prendront environ un millier de photos. Toujours pas d’étonnement ou de surprise de ma part. Par contre, que ce soit au niveau des cris ou des démonstrations d’amour envers le groupe et son chanteur, les mêmes demoiselles furent plutôt calmes et très peu productives. Il était néanmoins bien vu de lever les bras et de se trémousser au gré des sonorités pop-rock-electro. Et ce, tout en continuant de prendre des photos et des vidéos. Du grand art.
Sur scène, en guise de leader du groupe : une grande croquette de deux mètres, coiffure rock’n’roll pseudo fashion, T-shirt à l’effigie de son propre groupe, lunettes de soleil et, bien entendu, l’indispensable pantalon stretch. Bref, vous l’aurez compris, un alignement de clichés. Sur scène, il est accompagné de quatre autres musiciens ; de leurs côtés, un peu olé-olé. Ce qui saute aux yeux, c’est que sur scène comme dans le public, la moyenne d’âge peine à dépasser les dix-huit ans.
Même si c’est sans grande originalité, musicalement, le groupe malgré son très jeune âge est parfaitement au point. Ils font dans la britpop avec un zeste de claviers et de musique électronique. Malgré quelques singles radiophoniques efficaces, One Night Only peine à avancer et à montrer autre chose qu’un petit groupe adolescent sympathique qui ne présente pas grand-chose aux plus de dix-huit ans. Un enchainement d’assez bonnes chansons grand-public, sans âmes et sans émotions. Un concert qui ne décollera jamais.
Le tout manque, bien évidemment, cruellement de profondeur. Mais je ne pense pas que ce soit ce qu’on leur demande.
Les minettes semblent apprécier et paraissent comblées… c’est sans doute le principale…
De mon côté, je m’attendais parfaitement à ce genre de performance et je ne suis donc nullement déçu. Par contre, là où le groupe déçoit (encore un peu plus), c’est de se barrer sans jouer de rappel pour le public… Peut-être devraient-ils retourner encore quelques années à l’école et revenir plus tard… avec une tête un peu moins grosse…
One Night Only. A consommer avec modération. Et pourquoi pas Seulement Une Nuit … finalement c’était plus qu’assez…

La chronique de David :
« One Night Only » et pour moi ça suffit !
Je l’admets, le titre est assez dur. Mon avis est plus nuancé…
Mais commençons par le commencement : repus de mon repas, me voila en possession du ticket. Je suis accompagné d’un couple fort sympathique, mais malheureusement malade ce soir. Chacun ces petits bobos (moi y compris) ! L’un des membres du couple, masculin, m’explique un peu qui est ce groupe que je ne connais pour ainsi dire pas du tout. Une fois mon bâton d’oxygène fini, je descends rejoindre le couple dans la salle du « Witloof Bar » (au Botanique je le rappel), salle que j’ai déjà pu hanter il y a bien longtemps ; c’était après beaucoup d’alcool, à la recherche d’une soirée quelconque. J’en avais encore de vagues souvenirs mais quelle heureuse surprise de voir que cette salle est plus remarquable que ce que mes synapses et autres éléments de mes neurones me laissaient entrevoir. J’imaginais être à la place du groupe : « Quel cadre prestigieux et original qu’une salle de concert qui ressemble à une cave de château où aurait été entreposé des litres et des litres de vin ». Ce qui est resté du ‘rouge’ ; sont les fauteuils confortables qui longent les murs en briques…rouge bien évidemment.
Discutant avec le couple, nous nous étonnons un peu de ce public pauvre en matière organique. Qu’avons-nous ; deux, trois petits groupes de deux ou trois personnes, je vois un mec avec une bière là-bas (j’en ferais bien autant), et il y a un banc de gonzesses devant la scène ; sept, huit à tout péter. Mais voilà, le concert commence et nous nous approchons. C’est là que je remarque que cette petite horde de demoiselle n’a pas encore fini de grandir et que…hoooo, mais les «One Night Only » non plus ! Quel étonnement de voir qu’ils n’ont pas encore vingt ans ces gars là et en même temps quelle chance de déjà faire une tournée comme celle-ci, un an après avoir singé sur le label (et non des moindres) des Killers ou de Metallica (d’après les informations qui m’ont été dévoilées).
Les premières notes arrivent, « derrière là, le batteur semble plein d’énergie ! », et le chanteur nous remercie déjà d’être là.
Non seulement ces anglais sont jeunes, mais en plus ils sont ‘fashion’, kiffent leur musique et font de la musique ‘fashion’. Mais parlons en de la musique ! Je dois avouer que je ne connais pas (encore) vraiment ce qui se fait dans le ‘post punk rock anglais’. Ce qui, pour moi, me rappel comme référence ; les américains des Killers (que je n’apprécie pas tellement) mais aussi de loin, et sans doute beaucoup pour le look rockeur aux santiags et jeans serrés, les At The Drive-In…les incroyables et cultes At The Drive-In (qui ne sont pas anglais non plus). Concernant leurs influences, ToX vous en dira plus. Moi je vous dirais que la forme est bien : il y a de l’énergie, de l’esthétique, des morceaux accrocheurs mais dans le fond ce n’est pas trop ça. Pas très originaux, pas de constructions de morceaux étonnantes, pas de solos (moi j’aime bien les solos), pas beaucoup de choses qui prennent au cœur en somme. Néanmoins les morceaux sont très bien joués, la voix du chanteur est prometteuse mais tout ça dans un moule qu’on a déjà écouté cent fois, ou du moins qui donne l’impression.
Ce n’est pas du haut de mes vingt trois ans que j’oserai dire que « Moi je connais la musique ». Seulement, mon oreille cherche quelque chose avec plus d’identité. Ce que je n’ai pas trouvé chez One Night Only. J’en arrive à penser que je n’avais peut-être pas ma place ce soir là…place aux jeunes, ils étaient majoritaires sur une vingtaine de personne et ce soir, ils ne devaient pas étudier pour une interrogation du lendemain. Alors pourquoi leur gâcher leur soirée avec nos tronches de blasés ? Je suis passé par là aussi, les One Night Only sont passé par ici. Ils reviendront c’est sûr et j’espère pour eux qu’il y aura un public plus nombreux et plus adéquat.
Sur ce, je remercie le Botanique, pour être tout ce qu’il est et tout simplement lui-même, et bien sûr, mon ami ToX qui maintenant est dans le showbiz mais qui reste humble et proche de son peuple. A bientôt je l’espère.

La chronique de Julia :
« One Night Lonely»
Thursday night, we walk down the stairs to enter the dungeons of the Botanique. We already know this place, Witloof Bar with its’ red seats, just like the ones you can see in these chic clubs. Well then, let’s make a good use of them, we snuggle down in our armchairs and observe the youngstairs of whom the first, and Only, row is made. The vast variety of spectators consists almost Only of the 13-16-year-old girls, who, as we observe them, giggle and give nothing but expressions of their excitement. Easy to notice, that for them this must be One and Only Night like that.
The concert begins and as we get up we make part of the second row. Besides us, Only third, rather in vestigial form, row gathers up. Yes, so this is us there, we’re watching five musicians. Actually, I really struggle calling them musicians. I see five guys, will be guessing now, about 16-19-years-old playing music, or rather playing with music. I get the impression they’re trying too hard to imitate big stars, jumping, striking strings and doing this “I’m-so-great” face. As this doesn’t work with me, I try to concentrate on nothing but their music. It’s melodic, well presented and lively. I do like it, Only like though. It’s nice to listen to, although the lyrics summ up in “you and me” and “me and you”. The show ends, the five boys leave the stage. We applaud, the first row screams and shouts. All this for nothing, since the group decides not to come back. It’s probably because the concert was sparsely attended that the One Night Only doesn’t do an encore. Arrogant and egoistic these five boys, who, clearly, don’t come back for just anybody…
There’s no denying their talent, not at all. Maybe this is because I’m getting old, but I suffer a lot from watching pseudo-stars like these.
To end the long story short, I’ll let them grow up a bit before trying to get a ticket for their next gig. For an instance this will be my One and Only Night with them.
18:33
Écrit par ToX
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08.04.2008
Bienvenue chez les belges

"Drapeaux, bières et vélos : Bienvenue chez les belges"
Ça faisait un petit temps que je n'avais plus alimenté la rubrique Culture & Société sur ToX. Une rubrique et des sujets qui me tiennent pourtant beaucoup à cœur. Avec le temps, ToX a plutôt pris la tournure d'un blog musical. Et c'est peut-être pas plus mal. Pourtant ce midi, en feuilletant la rubrique sportive du journal Le Monde, j'ai de nouveau envie d'ouvrir ma gueule...
Ça a toujours été une grande histoire d'amour. Depuis de nombreuses décennies, les flamands cultivent un goût invétéré pour le vélo, pardon, pour le cyclisme. Il faut dire que, comme leurs voisins néerlandais, ils sont aidés par la platitude de leur relief.
Le vélo et les flamands, ça m'évoque beaucoup de choses.
Tout d'abord, le nombre impressionnant d'aménagements et de commodités pour les vélos en Flandre, et plus généralement dans les pays nordiques. Là-bas, le vélo est un moyen de locomotion courant et important. Ils sont prêts à enfourcher leur bécane pour aller à l'école, au boulot ou en discothèque ; et pour ça, respect.
Ça me fait penser aux parkings pour vélos à Amsterdam ou, plus proche de chez nous, à Bruges. La culture du vélo est bel et bien présente en Flandre.
Aujourd'hui, je suis tombé sur cette photo dans Le Monde. A première vue, elle n'a rien d'exceptionnelle, elle représente le vainqueur du dernier Tour des Flandres en plein effort. Pourtant, j'ai été attiré par une chose, un joli drapeau jaune et noir, le drapeau de la Flandre. C'est souvent le cas lors des courses cyclistes, que ce soit en Belgique ou ailleurs, vous voyez souvent ce drapeau le long du parcours ou pour accueillir les coureurs sur la ligne d'arrivée. Le drapeau flamand y est bien plus présent que le drapeau belge. C'est une sorte de tradition pour certains individus dans le Nord du pays, arborer fièrement leur drapeau flamingant. Ça me fait d'ailleurs penser au Rock Werchter Festival, festival flamand, un des plus grand festival européen, où chaque année, à l'entrée, des nationalistes flamands tiennent un stand où ils vendent avec plaisir des nombreux drapeaux, fanions ou accessoires du lion noir sur fond jaune.
Tout ça, pour au final vous partager un zoom de cette photo extraite du Monde du mardi 8 avril. On y retrouve une certaine culture en Belgique. Une association de la culture du vélo, de la culture du drapeau flamand et de la culture de la bière.
Mesdames, messieurs, voici un belge.

Bienvenue en Belgique.
C'est promis, demain je reviens avec de la musique.
Au fait, je déteste le vélo.
13:23
Écrit par ToX
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06.04.2008
Nikola Sarcevic – Roll Roll and Flee

Nikola Sarcevic – Roll Roll and Flee
« Mieux vaut tard que jamais »
Nikola Sarcevic. Une personne normalement constituée n’en a sans doute jamais entendu parler. Nikola Sarcevic, leader de Millencolin, un célèbre groupe punk-rock suédois, qui se lance dans un projet solo…C’est vrai qu’a priori ça pourrait sembler débile et surtout inintéressant. Pourtant…
Pourtant, sous une épaisse couche de neige, un grattant un peu, derrières des sonorités pop-folk-soft-rock, se cache un album captivant et entrainant. Un album qui, depuis quelques semaines, m’accompagne sur les routes. Curiosité à la base, il s’est très rapidement transformé en onze morceaux savoureux, simples, efficaces, variés et indispensables. Des cuivres à l’harmonica et toujours avec une jolie voix (il va falloir que j’arrête les rimes débiles moi), de l’Amérique à la Suéde, Roll Roll and Flee est un album reposant, jamais énervant qui invite aux balades et aux voyages … quelque chose comme ça en tout cas…
Et puis, comme sa sortie remonte déjà à 2006, ce n’est pas quelques mois de plus qui feront la différence, l’effet reste le même. A découvrir…
18:53
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03.04.2008
Merz – Moi et Mon camion

Merz – Moi et Mon camion
« Calme, mélancolique & merveilleux »
Il y a quelques semaines, c’est dans l’anonymat (quasi) le plus complet qu’est sorti un album de très grande qualité, peut-être même l’album de l’année : Merz … et son camion. Présentation.
Parfois déprimant mais tellement joli. Cela faisait quelques mois que je n’avais pas été envouté, à un tel point, par l’entièreté d’un album. Dix titres et quarante-cinq minutes. Merveilleux. C’est souvent dans l’Amour que Merz puise son inspiration. Des chansons d’amour, toujours. Délicates, elles sont souvent émouvantes (Cover Me, Call me), parfois enjouées (Lucky Adam). La plupart du temps, elles sont acoustiques (Moi et mon camion) mais parfois, elles peuvent prendre des allures plus électroniques (Shun). Mais dans tout les cas, ce que nous livre Merz - aka Conrad Lambert – dans cet album est magistral.
Un album dont on ne parle et dont on ne parlera que très peu. Un album qui ne se vendra pas comme des petits pains, qui n’atterrira pas dans les rayons des supermarchés. C’est sans doute une bonne raison pour (encore plus) l’apprécier et pour vous jeter dessus. A découvrir de toute urgence. Quant à moi, il me reste à découvrir ses deux albums précédents…
Merz sera en concert le samedi 19 avril à la Rotonde du Botanique et deux jours plus tôt à la Flèche d’Or à Paris. C’est certainement, le genre de concert à ne pas manquer…
La chronique de Sylvain sur Gonzaï : http://www.gonzai.com/merz-moi-et-mon-camion/
Une interview de 12 minutes en VoSt sur Dailymotion, vraiment très intéressante : http://www.dailymotion.com/video/x4e4bs_merz-interview-in-portsmouth_music
16:42
Écrit par ToX
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27.03.2008
Tunng – The Pioneers

Tunng – The Pioneers
Il y a quelques mois, je vous avais fait part de mon coup de cœur pour les londoniens de Tunng (ICI). Dans les commentaires, Manu m’avait devancé et vous avait lâché le morceau : « Sorti un peu plus tôt, l'EP "The Pionneers" reprend également une cover du morceau éponyme de Bloc Party et "Pool beneath the pond", soit tout simplement deux des meilleurs de Tunng. »
Ça a tardé, beaucoup tardé, et peut-être même que vous ne vous souvenez plus de Tunng… Mais qu’importe, ils sont toujours aussi bons, et surtout ils sont de retour en Europe. Pour fêter cela et pour vous donner envie d’aller les voir en concert, rien de tel que cette splendide reprise de Bloc Party : The Pioneers. Une interprétation aussi bien originale qu'entrainante. A découvrir de toute urgence.
La prochaine tournée de Tunng passera, entre autres, par Bruxelles, Tourcoing et Paris.
Dans le cadre des Nuits Botanique, Tunng sera en concert le 7 mai à l’Orangerie du Botanique et quelque chose me dit que je serai de la partie.
Les Paroles :
If it can be broke then it can be fixed
It if can be fused then it can be split
It's all under control (x4)
If it can be lost then it can be won
If it can be touched then it can be turned
All you need is time (x4)
All you need is
If it can be broke then it can be fixed
It if can be fused then it can be split
It's all under control (x4)
If it can be lost then it can be won
If it can be touched then it can be turned
All you need is time (x4)
All you need is
We promised the world we'd tame it,
What were we hoping for? (x2)
A sense of purpose and a sense of skill
A sense of function but a disregard
We will not be the first (x4)
You said you were gonna conquer new frontiers
Go stick your bloody neck in the jaws of the beast
We promised the world we'd tame it,
What were we hoping for?
We promised the world we'd tame it
Breathe in, breathe out
Breathe out, breathe in
Breathe in, breathe out
Breathe out, breathe in
Breathe in, breathe out
Breathe out, breathe in
Breathe in, breathe out
Breathe in
So here we are reinventing the wheel
I'm shaking hands with a hurricane
It's a colour that I can't describe
It's a language I can't understand
Ambition, tearing out the heart of you
Carving lines into you
Dripping down the sides of you
We will not be the last. (x7)
Après le Danemark il y a quelques mois, mon tour de l’Europe continue. Dans quelques heures, je décolle pour Varsovie. Je serai très bientôt de retour avec de nombreux articles. D'ici-là, portez vous bien.
16:30
Écrit par ToX
dans De l’acoustique en veux-tu, en voilà |
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18.03.2008
Liquido @ Botanique

Liquido @ Botanique
« Curiosité. Nostalgie. C’est fini. »
« Attention, clichés »
« Tut tut tut tut tut, tut tut tut tut, tututututututuuuu »
Dimanche 16 Mars 2008. 20h. Bruxelles.
En 1996, les allemands de Liquido débarquaient avec leur tube Narcotic. Un succès planétaire lorsque le single est réédité deux ans plus tard par Virgin. Quelques notes de synthé, vendues à plus de 700 000 exemplaires, qui ont fait le tour du monde. Un morceau culte, ou presque, qui a fait dansé toute une génération… née dans les années 80. Un succès qu’ils n’ont jamais pu réitérer…
On était une centaine à s’être déplacé. Un public essentiellement féminin, quelques groupies, mais aussi beaucoup de couples dont la principale occupation était de plus ou moins discrètement se caresser les fesses sur des morceaux de leur jeunesse. La plupart, ado-adu-lescent, était sans doute venue, comme moi, pour un tube, à la recherche d’un effet, celui que la petite madeleine avait procuré à Proust. Nostalgie quand tu nous tiens. 7€ le tube, qui dit mieux ?
Si les fans de ce morceau n’ont pas trop vieilli, les gars du groupe non plus. Ils se portent bien, et même s’ils n’ont pas beaucoup d’inspiration, ils sont encore et toujours capables de faire de la musique pour ados, de sautiller, de faire sautiller et surtout, de faire rêver quelques jeunes filles.
Aussi bien sur le plan scénique que musical, j’ai l’impression d’assister à un concert de boys band. Le genre de concert qui habituellement remplit facilement des grandes salles, mais qui cette fois se retrouve programmé dans la Rotonde devant cent cinquante personnes. Un boys band qui aurait loupé le coche ?

Mise à part une légère montée de frissons sur les premières notes de Narcotic, rien de très bandant mon lieutenant. Un set très moyen qui, du débout à la fin, débouche sur de nombreux clichés. Et ce, aussi bien du côté des membres du groupe qu’au niveau musical. Imaginez plutôt. Le gros guitariste, chauve, casquette sur le crane, habillé tout de noir. Le chanteur plutôt beau gosse, en veston-cravate. Le batteur et ses tatouages. Le bassiste dont le rôle principal est de sautiller et de faire taper le public dans les mains. Le pire, c’est que ça marche et que le public est conquis, du moins, il le semble. Ça sautille dans tout les sens et c’est plutôt bon enfant. Au niveau musical, les clichés s’alignent tout autant. De la ballade romantique en solo au piano, au hip-hop electro, jusqu’à l’open stage où toutes les minettes montent sur la scène, tout y passe. Du rock qui colle parfaitement aux comédies américaines pour adolescent. Tout ça me fait énormément penser aux pseudos groupes rock us qu’on voit ou qu’on voyait passer à longueur de journée sur MTV. Une catégorie qui colle bien à Liquido. Vous comprendrez que le tout manque évidemment énormément de profondeur. En 1h20, tout y passe.
Je porte un regard plutôt critique sur la chose, mais, bizarrement, je ne suis ni déçu, ni frustré. Je ne m’attendais ni à mieux, ni à pire.
Reste que, voir Narcotic en live. Ça, c’est fait.
11:50
Écrit par ToX
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16.03.2008
Menomena @ Botanique

Menomena @ Botanique
« Menomenal »
Vendredi 14 Mars 2008. 20h. Bruxelles.
Aucun doute. Le concert que Menomena (Portland, Oregon) avait livré en octobre dernier à la Rotonde du Botanique reste un de mes meilleurs souvenirs live de l’année 2007. C’était par ici. http://tox.skynetblogs.be/post/5066527/menomena--la-rotonde-botanique
Même heure, même salle, même prix. Les revoici. A première vue, à peine cinq mois plus tard, la question de l’intérêt de retourner les voir pourrait néanmoins se poser. Que pouvaient-ils apporter de plus à leur prestation/perfection? Je ne voyais pas. Ajoutez à cela qu’il y avait les geeks d’Hot Chip qui squattaient la salle d’à côté. Qu’on est vendredi soir. Et vous aurez un choix a priori pas évident. Pourtant, la question ne se pose pas. Impossible de résister à l’appel du trio américain de Menomena.
Comme souvenir de leur dernière prestation, ils m’ont laissé un magnifique poster et un excellent album. A une bonne partie du public, ils ont laissé les morceaux des œuvres que leur dessinateur réalisait en temps réel, avec l’inspiration du moment, derrière eux sur la scène. Et surtout, ils ont laissé aux belges, un morceau de leur journal de bord dans lequel on retrouve ce chaleureux message à propos de leur prestation bruxelloise:
"My favorite stop so far along this tour was Brussels, Belgium. We played at this incredible venue called Le Botanique, which is a massive botanical garden in the center of the city. The huge building was once an open-air arboretum that has since been converted into two performance spaces, an art gallery, theater, and restaurant. It was beautiful. The city surrounding the venue was amazing, too. We had a day off to explore the cobblestone alleys, bars, and historic buildings that seemed to pop out of every section of the city. Most memorable was the city’s most (in)famous statue, “Manneken Pis.” It’s a little fat kid urinating into a fountain. Like a mannequin pissing. Get it? You’ve probably seen it in history books. What you probably haven’t seen is the street leading up to the statue, which is lined with souvenir shops selling replicas with fully functional corkscrews in place of the little pervert’s member. Charming!"
Il n’en fallait pas beaucoup plus pour, une nouvelle fois, voir la Rotonde remplie pour les accueillir. Le bouche à oreille avait plutôt bien fonctionné.

Manu était aussi de la partie et son compte-rendu est par ici : http://blog.getnexthighestdepth.com/?p=47#more-47
Pour ceux qui ne connaissent pas et qui voudraient réparer ça, Menomena c'est ça :
16:09
Écrit par ToX
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14.03.2008
Cocoon Showcase @ FNAC

Cocoon Showcase @ FNAC
« Cocoon… ou pas… Chronique d’un non-concert »
Jeudi 13 Mars 2008. 12h30. Bruxelles. Cocoon nous pose un lapin.
Ça aurait pu être (encore plus) anecdotique si :
1) Nous avions été prévenu
2) En face de nous, il y avait autre chose qu’une excuse bidon.
Cocoon surfe sur la vague pop-folk française. Mais le duo réussit-il à se démarquer de celle-ci ? C’est ce que j’aurai voulu savoir… ça aurait pu être sympa… et ça commençait plutôt bien. Une place au premier rang, une petite vingtaine de personnes, une dispo acoustique synthé/guitare. Et puis, ils étaient là en plus, Morgane et Mark, jeunes, sympas et charmants. Histoire de confirmer que pour réussir dans la pop-folk française il faut être : en couple, beau et passer à Taratata. C’était réussi. Les minutes défilent. Morgane, sur l’un des deux portables qu’elle a dans les mains, discute avec un certain Bastien. Leur manager sans doute… Ils l’attendent. Nous aussi. Et quand il arrive enfin, c’est pour annoncer crânement que le concert est annulé pour cause de raisons médicales. On n’y croit pas une seconde. Mes voisins, d’un certain âge déjà, attendaient depuis déjà une heure. Ils sont déçus. Moi aussi. Nous sommes déçus. Déception et frustration. Les deux compères Morgane et Mark, juste à côté, ne viendront même pas s’excuser… ni même jouer un petit morceau… alors que tout est installé et accordé… Ils n’opposent aucune résistance à Bastien. Ce dernier nous donne rendez-vous le lendemain, même heure, dans un autre endroit bruxellois… Les raisons médicales s’envolent très vite... Quant à Morgane et à Mark, ils préféreront sans doute aller faire un peu de shopping.
Cocoon débute dès demain une mini-tournée belge et seront présents aux Nuits Botanique. Par contre, je ne pourrai pas vous les conseiller. Et puis surtout, ils risqueraient de vous poser un lapin…
13:45
Écrit par ToX
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13.03.2008
Boutik Rock 2008 [Depotax, Diplomat, Bambi Kramer,...]
Me revoici, en douceur, avec l’article que Skynet m’avait aimablement censuré et supprimé.
« The Depotax Show »
Un célèbre adage, issu de mon imagination, a l’habitude de grossièrement considérer la Boutik Rock comme étant quelque chose du genre : 100% de groupes belges, 75% de découvertes, 50% de trucs chiants et inintéressants, 25% de groupes un peu plus captivants.
Chaque année, le même principe. Une petite dizaine de groupes par soirée. Trente minutes pour séduire. Trente minutes pour se vendre. Ce qui donne des sets courts mais efficaces, alternants impeccablement, dans un timing parfait, entre l’Orangerie et la Rotonde, les deux scènes du Botanique.
Jeudi 21 Février 2008. Bruxelles.
Je décide finalement de faire l’impasse sur la soirée du mercredi… pour mieux apprécier celle du jeudi.
Devant une petite centaine de personnes assises dans la Rotonde, ce sont les invités hongrois de la soirée qui sont chargés d’ouvrir les hostilités. The Trousers (http://www.myspace.com/thetrousershu), des hongrois donc et c’est bien là leur seule originalité. J’ai du mal à comprendre la raison de leur venue. C’est vrai que d’un côté, ils auraient pu être un petit groupe belge comme on en fait mille mais non, ils sont hongrois. C’est pas vraiment mauvais, c’est pas mal joué, mais c’est pas passionnant.
Par contre, là où ça devient nettement plus passionnant, c’est sous l’Orangerie avec Depotax (http://www.myspace.com/depotax). Il y a quelques jours, je me demandais justement comment on pouvait encore innover en musique ; être en rupture totale avec ce qui se fait et ce qui a été fait. Sur scène, Depotax me repondra de la plus belle des manières.
Un homme masqué, mi-singe, mi-extra-terrestre, arrive en rampant sur scène. Terrifiés, les premiers rangs sont désertés. Rapidement, l’énergumène est rejoint par un homme mi-Saddam, mi-singe derrière les consoles, ainsi que par deux guenons sexy pour les chœurs (et les chorégraphies). Deux écrans de projection accompagnent les incantations, les danses, les cris et les chants de ces mystérieux personnages masqués. Aussi bien sur un plan musical que scénique, c’est du plus bel effet. La musique du troisième millénaire…peut-être…

Ils optent pour un set calme, planant, voir chiant. Je n’y retrouve plus leur côté The Postal Service qui m’avait beaucoup plu, je n’y retrouve même pas leur plus joli morceau The Saddest Meltdown. Je retiendrai surtout le manque d’assurance de ces deux jeunes gens. Incapables de parler et de communiquer avec le public, ils tentent quand même de le faire, c’est certainement une erreur et ça ne fait que gâcher un peu plus le spectacle. Dommage. On était pourtant bien durant trente minutes, à se surprendre à rêvasser. C’est pourtant excellent en cd, mais j’en resterai là concernant les prestations live de Bambi Kramer.
De tous les groupes présents ce soir, The Diplomat (http://www.myspace.com/diplomatrock) n’est peut-être pas le meilleur mais c’est certainement celui qui a le plus grand potentiel radiophonique. Celui qui a le plus de groupies aussi, cinq. Je les avais déjà vus plusieurs fois en plein air et ils ne n’avaient jamais vraiment attiré. Pourtant, cette fois, je trouve leurs sonorités pop-rock accrocheuses, parfois proche d’un Bryan Molko de Placebo. Mais je suis surtout impressionné par leur débauche d’énergie. Un set acharné, techniquement et scéniquement parfait, avec cependant une profusion de décibels un peu trop élevée pour nos pauvres oreilles. Sur cd par contre, The Diplomat a tendance à un peu trop tomber dans les clichés de la pop-rock sans grande originalité. Un groupe taillé pour la scène, les ondes et le grand public. (Dommage que ce soit le manipulateur Eric Lowie qui soit derrière le groupe.)

23h. C’est sans grande conviction que je me dirige vers la prestation des bruxellois de Suture (http://www.myspace.com/suturebxlz) dont je n’avais jamais entendu parler. Laissant une grande place aux instruments, leurs premiers morceaux sont intéressants. Mais malgré le peu de temps qu’il leur est accordé, leur set sombre dans la répétitivité et dans une certaine monotonie. J’n’accroche pas vraiment.
La fin de la soirée approche, les couloirs du Bota se vident peu à peu. Pourtant, il aurait été dommage de manquer la prestation de Two-Star Hotel (http://www.myspace.com/2starhotel). Au début, n’y voyant qu’une simple copie, quelque part entre The Hives et Sissor Sisters, je suis assez septique. C’était sans compter leur bonne humeur, leur sympathie, leur accoutrement, leur professionnalisme et leurs morceaux amusants et dansants. Au final, ça donne quelque chose d’original et de plaisant. Un petit coup de cœur. Déjanté et dansant. Ça prend facilement, c’est bon et amusant. Excellente prestation scénique.

Il est presque 1h. Seuls quelques irréductibles sont encore présents. Nous rejoignons la Rotonde pour y découvrir Frank Shinobi (http://www.myspace.com/frankshinobi). Leurs posters sont sympas, mais je ne trouve pas leur concert vraiment captivant. La fatigue peut-être… ou les bières…
Il est temps d’aller se reposer, après une soirée surprenante, remplie de bon concerts et de jolies surprises. Je ne me voyais pas écrire autant de bien sur la Boutik Rock et sur des groupes belges, mais je me suis réellement bien amusé !!!
14:29
Écrit par ToX
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27.02.2008
Bienvenue chez les Ch’tis

Bienvenue chez les Ch’tis
« Fiers d’être simples »
Bruxelles. Lundi 25 Février 2008.
Lundi soir, je me suis retrouvé à l’avant première bruxelloise de Bienvenue chez les Ch’tis, le deuxième film réalisé par Dany Boon.
Grossièrement résumé, c’est l’histoire d’un homme du Sud de la France (Kad Merad) qui est muté pour deux ans à la Poste de Bergues dans le Nord-Pas-de-Calais, dans une peuplade qui lui est totalement inconnue, les Ch’tis. Evidemment, ce n’est pas ce qui l’enchante le plus. Il est contraint de quitter ses proches mais surtout de confronter ses préjugés à la réalité. A
Evidemment, j’ai un rapport un peu particulier avec ce film. Il me touche. Il aborde une culture et un langage dont je suis proche, puisque je suis moi-même originaire du tournaisis à quelques kilomètres de mes amis français du Nord (qui porlent comme cha). Dans le film, je retrouve une langue que je connais mais surtout une culture partagée. Celle du facteur, toujours un peu rougeaud, qui, chaque matin, fait sa tournée… du moins il essaye de la faire, en slalomant entre les propositions de p’tits verres à boire. La tartine trempée dans le café à la chicorée. Les carbonnades et les chicons au gratin. Je suis amusé de retrouver bon nombre de ces clichés/réalités.
Dany Boon nous livre une comédie française grand public. Très grand public même, c’est familial et ça ne vole jamais très haut ; c’est d’ailleurs ce qui est recherché. Ce film n’a pas la prétention de vous faire chauffer les méninges (sauf si vous essayez de déchiffrer l’entièreté du Ch’ti), mais simplement l’ambition de faire passer un moment de franche rigolade, avec des gags qui s’enchainent à toute allure mais aussi un moment rempli d’émotion et de tendresse. C’est plutôt réussi, c’est joliment fait et surtout avec énormément d’humilité. Dans ce film, Dany Boon fait quelque chose qui lui tient à cœur, il rend hommage à sa culture, la culture du Nord de la France mais aussi la culture du rire. Ça ne révolutionne certainement pas le cinéma mais ça fait passer un bon moment.
Après le film, en chanceux que nous sommes, nous avons droit à quarante minutes de questions-réponses, ou plutôt d’un two-man-show, en présence de Dany Boon et de Kad Merad, les deux acteurs principaux du film. Au programme, pleins d’anecdotes croustillantes et rigolotes, des infos sur le tournage mais aussi sur les affinités des acteurs avec la région et avec la Belgique, des blagues belges, tout y passe. Un grand moment. Deux comédiens attachants, humbles et extraordinaires.
Par contre, si je suis persuadé que ce film fera un carton dans le Nord (et pourquoi pas en Belgique), je me pose la question de savoir si ce film va amuser les parisiens ou encore les français qui sont moins concernés par les deux extrêmes opposés dans ce film à savoir les gens du Nord et ceux du Sud. Au final, au-delà de ce sujet qui tient Dany à cœur, est-ce que le public peut à la fois rire et comprendre cette culture qu’il ne connait pas et à laquelle il n’est pas familier ? J’aimerai beaucoup le savoir. Rendez-vous avec les chiffres du Box Office dans quelques semaines. Et pour ce qui est du scoop, sachez que si le succès est au rendez-vous, une suite pourrait bien vous attendre d’ici quelques années…
14:05
Écrit par ToX
dans Ciné Dvd |
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25.02.2008
Boutik Rock 2008 [Elvy, Blue Velvet, Puggy…]
« Accro »
Un célèbre adage, issu de mon imagination, a l’habitude de grossièrement considérer la Boutik Rock comme étant quelque chose du genre : 100% de groupes belges, 75% de découvertes, 50% de trucs chiants et inintéressants, 25% de groupes un peu plus captivants.
Chaque année, le même principe. Une petite dizaine de groupes par soirée. Trente minutes pour séduire. Trente minutes pour se vendre. Ce qui donne des sets courts mais efficaces, alternants impeccablement, dans un timing parfait, entre l’Orangerie et la Rotonde, les deux scènes du Botanique.
Bruxelles. Vendredi 22 Février 2008.
Après une courte nuit et une longue chronique, la Boutik Rock est de retour en ce vendredi soir.
On tache d’arriver cette fois un peu en retard de sorte d’éviter soigneusement King Lee ; mais pas trop pour quand même pouvoir jeter un œil sur Jakob Maersk (http://www.myspace.com/jakobmaersk). Un groupe inconnu pour moi mais qui, avec sa présentation plutôt élogieuse, me laissait entrevoir du lourd…et du bon. Ces liègeois ont parfaitement digéré les influences punk américaines et la tornade Franz Ferdinand. Jakob Maersk est bien parti pour devenir le porte-voix du rock belge dans les mois avenir.
Pourtant, mise à part leur 110 décibels, rien de très impressionnant. Ils se détachent néanmoins de la pop wallonne en proposant du punk rock us. C’est lourd, puissant et rempli de tatouages. Ça manque de mélodies à mon goût mais ça a le mérite de me replonger dans les groupes punk rock de mon adolescence.

22h15. On préfère les bières à Akro… mais de là à dire que nous sommes accros aux bières…
Pour ce qui est de son concert, je suppose que ça n’a pas énormément changé depuis l’année dernière. Je vous renvoi donc par ici : http://tox.skynetblogs.be/post/4175381/boutik-rock--botanique-140207

Minuit. La fin de la soirée approche déjà. Pourtant, la foule est venue en nombre pour soutenir Puggy (http://www.myspace.com/puggyband). Après avoir tourné en 2007 avec Incubus et après avoir, plus récemment, ouvert pour les Smashing Pumpkins à Paris Bercy, les voici de retour en Belgique. Et même si le public est conquis, j’avoue avoir eu beaucoup de mal avec Puggy. C’est-à-dire que dès la première note j’y ai décelé (ou j’ai cru y déceler) des sonorités orientales… autrement dit un petit côté Tarkan. :o) Du coup, ça ne m’a pas quitté durant tout le set, même durant leur reprise de Jacques Brel, et j’ai donc eu beaucoup de mal à apprécier leur prestation, la trouvant bien trop lisse, gentille, superficielle et surtout si peu surprenante. Je dois néanmoins reconnaitre une bonne prestation scénique, plus qu’appréciée par un public (presque) conquis d’avance.

Les grands gagnants de la soirée : Elvy, Blue Velvet et … Damien Diop. Merci à lui et à toute l’équipe derrière la Boutik Rock 2008. Un cru 2008 très réussi pour un festival toujours aussi sympathique au fils des années. Le rendez-vous pour l’année prochaine est déjà pris !
18:13
Écrit par ToX
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24.02.2008
Soko – I’ll Kill Her

Soko – I’ll Kill Her
« A Killer ? »
Rubrique « Hype For Apes ? ». Après deux artistes français, après deux représentants pop-folk à la mode, après The Do et Yael Naim, on continue sur cette lignée d’artistes français qui marchent bien, qui s’exportent bien, qui en sont à leurs débuts et qui proposent de la pop-folk. Avec cette fois-ci : SoKo (http://www.myspace.com/mysoko).
Il y a vingt-quatre heures, avant les conseils avisés d’Edmond et de son oreille radiophonique, je n’avais encore jamais entendu ni le nom, ni les chansons de cette artiste française. Pourtant, il semblerait qu’elle cartonne depuis quelques mois sur le net et depuis quelques semaines sur les ondes belges.
Elle tourne actuellement en Angleterre et elle rejoindra ensuite Berlin, ce qui prouve que sont succès dépasse largement les frontières hexagonales.
Et même, si je suis un peu en retard sur ce coup là, si vous n’avez pas encore entendu parler de SoKo, c’est sans grand risque que je peux vous affirmer qu’on risque bien d’entendre beaucoup parler d’elle en 2008.
MySpace : http://www.myspace.com/mysoko
Article de Times Online : http://www.timesonline.co.uk/tol/life_and_style/education/student/article1989244.ece
En Interview vidéo sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/x1meat_soko-linterview_music
Les Paroles :
So, of course, you were supposed to call me tonight.
You were supposed to call me tonight.
We would have gone to the cinema
And after to the restaurant,
The one you like in your street.
We would have slept together,
Have a nice breakfast together.
And then a walk in the park together.
How beautiful is that!
You would have said "I love you"
In the cutest place on earth
Where some lullabies are dancing
With the fairies.
I would have waited like a week or two but you never try to reach me, no, you never call me back.
You were dating that bitch blond girl
If I find her I swear, I swear
CHORUS
I'll kill her, I'll kill her.
She stole my future,
She broke my dream,
I'll kill her, I'll kill her.
She stole my future
When she took you away
I would have met your friends
We would have had a drink or two.
They would have liked me,
'Cause sometimes I'm funny!
I would have met your dad,
I would have met your mum.
She would have said 'please, can you make some beautiful babies?'
So we would have had a boy called Tom, and a girl called Susan
Born in Japan !
I thought it was a love story,
But you don't want to get involved.
I thought it was a love story,
But you're not ready for that.
Me neither,
CHORUS
I'll kill her,
She stole my future,
She broke my dream,
I'll kill her, I'll kill her.
She stole my future
When she took you away
She's a bitch, you know
All she's got is blondness
Not even tenderness
Yeah, she's clever... less.
She would dump your ass for a model called Brandon
He would pay for a beautiful surgery cause he's full of money
I would have waited like a week or two but you never try to reach me, no, you never call me back.
You were dating that bitch blond girl
if I find her, I swear, you know I swear
CHORUS
I'll kill her, I'll kill her.
She stole my future,
She broke my dream,
I'll kill her, I'll kill her.
She stole my future
When she took you away
Man I told you, you know
If I find her I'll really...
I'll kill her for real !
Yeah that's for sure
You have to know, I mean er...
You know I can do it
Man... I'll kill her !
10:48
Écrit par ToX
dans Hype For Apes? |
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22.02.2008
Boutik Rock 2008 [dEPOTAX, Two-Star Hotel, Diplomat,…]
« The Depotax Show »
Un célèbre adage, issu de mon imagination, a l’habitude de grossièrement considérer la Boutik Rock comme étant quelque chose du genre : 100% de groupes belges, 75% de découvertes, 50% de trucs chiants et inintéressants, 25% de groupes un peu plus captivants.
Chaque année, le même principe. Une petite dizaine de groupes par soirée. Trente minutes pour séduire. Trente minutes pour se vendre. Ce qui donne des sets courts mais efficaces, alternants impeccablement, dans un timing parfait, entre l’Orangerie et la Rotonde, les deux scènes du Botanique.
Jeudi 21 Février 2008. Bruxelles.
Je décide finalement de faire l’impasse sur la soirée du mercredi… pour mieux apprécier celle du jeudi.
Devant une petite centaine de personnes assises dans la Rotonde, ce sont les invités hongrois de la soirée qui sont chargés d’ouvrir les hostilités. The Trousers (http://www.myspace.com/thetrousershu), des hongrois donc et c’est bien là leur seule originalité. J’ai du mal à comprendre la raison de leur venue. C’est vrai que d’un côté, ils auraient pu être un petit groupe belge comme on en fait mille mais non, ils sont hongrois. C’est pas vraiment mauvais, c’est pas mal joué, mais c’est pas passionnant.
Par contre, là où ça devient nettement plus passionnant, c’est sous l’Orangerie avec Depotax (http://www.myspace.com/depotax). Il y a quelques jours, je me demandais justement comment on pouvait encore innover en musique ; être en rupture totale avec ce qui se fait et ce qui a été fait. Sur scène, Depotax me repondra de la plus belle des manières.
Un homme masqué, mi-singe, mi-extra-terrestre, arrive en rampant sur scène. Terrifiés, les premiers rangs sont désertés. Rapidement, l’énergumène est rejoint par un homme mi-Saddam, mi-singe derrière les consoles, ainsi que par deux guenons sexy pour les chœurs (et les chorégraphies). Deux écrans de projection accompagnent les incantations, les danses, les cris et les chants de ces mystérieux personnages masqués. Aussi bien sur un plan musical que scénique, c’est du plus bel effet. La musique du troisième millénaire…peut-être…

Ils optent pour un set calme, planant, voir chiant. Je n’y retrouve plus leur côté The Postal Service qui m’avait beaucoup plu, je n’y retrouve même pas leur plus joli morceau The Saddest Meltdown. Je retiendrai surtout le manque d’assurance de ces deux jeunes gens. Incapables de parler et de communiquer avec le public, ils tentent quand même de le faire, c’est certainement une erreur et ça ne fait que gâcher un peu plus le spectacle. Dommage. On était pourtant bien durant trente minutes, à se surprendre à rêvasser. C’est pourtant excellent en cd, mais j’en resterai là concernant les prestations live de Bambi Kramer.
De tous les groupes présents ce soir, The Diplomat (http://www.myspace.com/diplomatrock) n’est peut-être pas le meilleur mais c’est certainement celui qui a le plus grand potentiel radiophonique. Celui qui a le plus de groupies aussi, cinq. Je les avais déjà vus plusieurs fois en plein air et ils ne n’avaient jamais vraiment attiré. Pourtant, cette fois, je trouve leurs sonorités pop-rock accrocheuses, parfois proche d’un Bryan Molko de Placebo. Mais je suis surtout impressionné par leur débauche d’énergie. Un set acharné, techniquement et scéniquement parfait, avec cependant une profusion de décibels un peu trop élevée pour nos pauvres oreilles. Sur cd par contre, The Diplomat a tendance à un peu trop tomber dans les clichés de la pop-rock sans grande originalité. Un groupe taillé pour la scène, les ondes et le grand public.






